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Blood on the keys

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 27 janvier 2017
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James Leg
Pop/Rock
Alive Natural Sound / Sonic RendezVous (Promo : Robbie Klandermann)

James Leg est le fils d’un prêcheur texan. Son éducation musicale a baigné dans le gospel. Il est ainsi devenu un excellent claviériste et un crieur (shouter). En vérité, il s’appelle James Wesley Myers. Avant d’embrasser une carrière solo, il a milité chez Black Diamond Heavies, The Immortal Lee County Killers et Cut in the Hill Gang. Complexe, sa musique campe un cocktail de blues, gospel, punk et rock’n’roll. Il a publié son premier elpee, "Solitary pleasure", en 2011. Il collabore ensuite aux sessions d’enregistrement de l’album "Pain Killers" de Left Lane Cruiser, en 2012. Puis grave son remarquable "Below the Belt", en 2015. Pour concocter ce nouvel opus, il a reçu le concours du batteur Mathieu Gazeau et de quelques invités.

Morceau d’ouverture, "Human lawn dart" décoiffe littéralement. Magistral, le riff est reproduit par l’orgue. Le batteur se démène comme un fou sur ses fûts. Déglinguée, aride, la voix semble émaner d’outre-tombe. Impressionnant ! Le rythme s’emporte sur "Huggin the line". L’orgue mène la danse, poursuivi par les folles percussions. James chante comme si son sort en dépendait, un peu comme le regretté Lemmy, chez Motörhead. Il est épaulé par les voix de Foxxxfire. Une rythmique hypnotique est imprimée tout au long de "Mighty man", un blues qu’aurait aimé allumer le bon vieux Howlin’ Wolf. Même la voix emprunte les cris du vieux loup de Chicago. Mais pour la circonstance, c’est Ruben Glaser (Pearlene) qui se réserve les dérapages permanent et ravageurs de la guitare. "StMichel shuffle" adopte un même tempo. La voix semble hantée par Tom Waits. Plus surprenant, le violon de Sylvia Mitchell s’incruste dans l’ensemble et contribue au changement de rythme. Superbe ! Les cordes vocales de Mr Leg déchirent "I’ll take it", une ballade au cours de laquelle il double orgue et piano, alors que Ruben Glaser nous réserve un très beau solo sur ses cordes. Matt Ayer épice de ses percus exotiques le drumming féroce que Mathieu impose à "Ain’t you hungry". Un peu comme chez Santana. Cependant, ce sont les claviers pétrifiants de James qui s’imposent au cœur de ce climat propice à la transe. "Dogjaw" est un boogie improbable. La voix est davantage éructée que chantée. Mais le résultat est particulièrement entraînant. Et la guitare de Dr. Johnny Walker (ex Soledad Brothers/Cut in the Hill Gang) ainsi que l’orgue qui s’emporte, entrent en duel. Le chant est furieux et spasmodique sur "Tao Te Leg", une plage toujours bien rythmée au cours de laquelle James –qui ne lâche décidément rien– se fend d’interventions imparables sur ses claviers. Bluesy, indolent, "Blood on the keys" est une superbe compo chantée à la manière d’Arthur Brown, à l’époque de son ‘Monde Fou’ ; à moins que ce ne soit de Nick Cave, d’un point de vue plus contemporain. En fait, il reflète un véritable mal de vivre. "Should’ve been home with you" parachève le long playing. La piste s’ouvre dans un climat prog. Les claviers de Leg et le violon de Miss Mitchell opèrent des échanges, préludant les derniers délires de Mathieu Gazeau. Un album vraiment surprenant !

 





 
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