Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

L’édition 2017 des Nuits Plasma se déroulera ...Lire la suite...

Garciaphone, mangeur de ręve…

C’est ce 10 novembre que paraît le deuxième ...Lire la suite...

Woodchoppers Ball

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 29 septembre 2015
Image
Jay Gordon and Blues Venom
Blues/Roots
Shuttle Music / Frank Roszak Promotions

Jay Gordon est originaire de Charlotte, en Caroline du Nord. Il a longtemps vécu à Chicago avant de s'établir à Los Angeles. Dans les nineties. Il y monte le Jay Gordon Blues Band. Il milite également au sein du backing band du notoire Philip Walker, un bluesman local de couleur noire. Il drive ensuite ses Penetrators avant de s’appuyer sur le Blues Venom. Jay est possédé par sa guitare. Son style est plutôt sauvage. Il puise ses principales sources d’inspiration chez Jimi Hendrix, Buddy Guy, Johnny Winter et Stevie Ray Vaughan. Le Blues Venom, c’est une section rythmique réunissant le bassiste Sharon Butcher et le batteur Rick Daly. Le trio a enregistré cet opus au studio Ardent de Rich Wenzel, à Torrance, dans la banlieue de Los Angeles, en compagnie de quelques invités.

La guitare crache ses flammes dès les premières mesures de "The Stinger". Jay n'est heureux que lorsqu'il libère ses cordes. Sa voix est aussi féroce que celle de Johnny Winter. Rich Wenzel se consacre à l'orgue. Concocté sur mesure par notre guerrier du blues, "Hobo Hilton" est un blues lent au cours duquel la guitare, frétillante, vorace, occupe tous les espaces disponibles. Boogie dévastateur, "Chainsaw boogie" est introduit par une tronçonneuse. Jay chante en compagnie de sa bassiste Sharon, alors que la slide est constamment en dérapage contrôlé. Mr Gordon ne laisse guère le temps de souffler. "Stranger blues" est imprimé sur un tempo soutenu. Les cordes sont toujours maltraitées. A l'agonie, jamais apaisées, elles gémissent. Sharon Butcher chante le "Voodoo woman" de Koko Taylor. Rageuse, sa voix doit affronter les banderilles assénées par l'insatiable slide. Jay empoigne sa sèche pour attaquer le "Travelling riverside blues" de Robert Johnson. Sa voix est agressive, mais le jeu de cordes est complexe et expressif. Alors que nos oreilles commencent à s’acclimater à cette frénésie, il nous balance alors toute une série de blues lents. "Pain", tout d’abord. Au cours duquel il ne peut cacher son bonheur d’établir un dialogue constant entre l’homme et son instrument. Puis "Message to Collins", un exercice de style instrumental aux accents dramatiques, fort proche de Jimi Hendrix. "Drippin blues" une piste bien travaillée. Il y maîtrise parfaitement son instrument avec une habileté démoniaque. L’excellent "Pure grain alcohol". Le titre maître. D’une durée de plus de 9'. Wenzel s’y consacre à l'orgue Hammond et Mario Ramirez souffle dans son harmo (NDR : c’est le plus jeune frère du regretté Richie Valens, rocker décédé en 1959, dans l'accident d'avion dont avait été victime –notamment– Buddy Holly). Et enfin lors de la finale, "Original sin", moment choisi pour explorer toutes les facettes du blues. "Woodchoppers Ball" devrait ravir les aficionados du blues anglais des années glorieuses.

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement