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Loud Hailer

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 14 septembre 2016
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Jeff Beck
Pop/Rock
Atco / Warner Music

Geoffrey Arnold ‘Jeff’ Beck est âgé de 72 balais. Ce célèbre guitariste anglais a sévi chez les Yardbirds, au cours des 60’s, avant de fonder sa propre formation. Puis il a entamé une carrière sous son propre nom. Qui aura un retentissement international. A deux reprises, il a été intronisé dans le Rock and Roll Hall of Fame. Beck possède un son bien spécifique ; et a acquis sa notoriété pour sa technique très personnelle. Sa discographie est conséquente.

Pour enregistrer cet opus, il s’est entouré d’un quatuor ; en l’occurrence Davide Sollazzi et Giovanni Pallotti comme section rythmique, et deux jeunes femmes, Rosie Bones aux vocaux ainsi que Carmen Vandenberg, à la guitare rythmique. La majorité des compos sont signées par le trio Jeff, Rosie et Carmen.

De riches effets sonores introduisent "The Revolution will be televized", un blues hypnotique aux accents psychédéliques ; une piste au cours de laquelle la voix de Rosie est quasi-déclamatoire. Une voix qui se révèle particulièrement élégante tout au long du blues/rock "Live in the dark". Explosive, la guitare explore toute la gamme sonore, alors que Davide impressionne sur ses percus. Instrumental, "Pull it" baigne au sein d’un climat empreint d’inquiétude, de torpeur et d’angoisse. Les cordes émettent cris et gémissements issus d’un autre monde. Généreusement funk, "Thugs Club" est largement teinté de blues. Derrière son micro, Miss Bones trace la ligne de conduite alors que largement amplifiées et réverbérées, les cordes de Jeff sont constamment à la recherche de sonorités denses et étranges, propres à l’univers de Beck. "Scared for the children" est empreint de douceur. La voix de Carmen y contribue largement. Et ses cordes doublent respectueusement celles du maître de cérémonie, avant que les siennes, magiques, évoluent au sein d’un environnement indolent, rappelant parfois le Pink Floyd époque Waters/Gilmour. Et sous ce format, l’émotion communiquée est bien palpable. Superbe ! Un climat qu’on retrouve sur "Scarred for the children". "Right now" est sculpté dans du hard blues rock torturé, bien dans l’esprit du style de Jeff qu’il proposait déjà sur son premier elpee solo, "Truth". Pressée par la puissance des cordes, la voix féminine se dédouble à l’infini. Et quand on retrouve ce vétéran insulaire dans un tel contexte, c’est un véritable régal ! "Shame" replonge au sein d’une atmosphère paisible et mélodique. La voix est chiadée. Le morceau aurait pu alimenter un juke-box, il y a, presque un siècle. Les cordes sont limpides, enchanteresses. La conjugaison des grattes est lumineuse. "The Ballad of Jersey wives" est une plage à la fois belle et créative. Progressive, complexe, sa construction est digne du Led Zeppelin. "O.I.L" accomplit un retour au funk. Les échanges opérés entre la voix de Carmen et la section rythmique sont excellents. "Shrine" se distingue par sa très belle mélodie finale. Un retour surprenant, mais réussi pour le maître Beck.

 





 
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