Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

L’édition 2017 des Nuits Plasma se déroulera ...Lire la suite...

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Road worn and ragged

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 30 aoűt 2013
Image
Jeff Jensen
Blues/Roots
Swing Suit / Frank Roszak Promotions

Né en Californie, Jeff écoute, dès son jeune âge, la musique des années 50, 60 et 70. Du blues, du rock'n'roll, mais aussi du funk, du punk et du jazz quand ils s’y mêlent. Depuis l’âge de 11 ans, il joue de la guitare. En 2003, il fonde, en compagnie de Chris Sabie, la Santa Clarita Blues Society. Santa Clarita est la commune la plus au Nord du Comté de Los Angeles. En 2004, Jeff met sur pied le Jeff Jensen Band et commence à écumer les scènes californiennes. Son premier opus, "Jeff Jensen", sort en 2007, un elpee pour lequel il reçoit le concours de l’harmoniciste John 'Juke' Logan à l'harmo. Il embraie par "I'm coming home", en 2009. En 2011, il se fixe à Memphis où il collabore étroitement avec la nouvelle sensation de l'harmonica, Brandon Santini.

C’est son nouveau JJ Band qui a mis en boîte ce "Road worn and ragged". Le backing group réunit le bassiste Bill Ruffino, le drummer James Cunningham et l’organiste Chris Stevenson. Et parmi les invités, figurent le pianiste notoire Victor Wainwright et son nouvel ami Santini à la musique à bouche.

Jeff propose des compositions qui sont autant d'expériences de sa propre vie. Il y injecte une passion dévorante. "Brunette woman" démarre en force. Un morceau d’ouverture idéal. La voix est un peu élimée, mais le coup de tonnerre est réservé à l'harmonica de Santini. Implacable, irrésistible, il offre une rampe de lancement judicieuse aux cordes de Jensen. Une plage particulièrement dense. Ballade roots, acoustique, "Goodbye Portland" opère déjà un changement radical de style. Guitare et piano dialoguent. La voix de Jensen prend toute sa dimension lors de la reprise du "Heart attack and vine" de Tom Waits. Elle donne du relief au texte. La mise en place des instruments est parfaite. Les interventions de Santini sont bouleversantes. Il constitue manifestement un des nouveaux souffleurs les plus sollicités, aux côtés de Jason Ricci et Dennis Gruenling. Le jeu de Jeff est très complexe, mais brillant et novateur, tout au long de "Pepper", un instrumental particulièrement vif et nerveux. Probablement un Freddie King des temps modernes. Blues très lent et dépouillé, "Gee baby ain't I good to you" laisse filtrer des intonations jazz. La voix est à l'avant. Caractérisées par leur feeling intimiste et saisissant, les notes de guitare sont aussi parcimonieuses qu’inspirées. Jensen adapte un des classiques de Willie Dixon, "Little Red Rooster", sur un tempo inhabituellement rapide. Il y injecte beaucoup de swing. Très personnelle, cette version met bien en exergue les différents instruments, et notamment l'harmo de Santini, la guitare bien franche de Jeff et l'orgue Hammond aux propriétés enveloppantes de Chris Stephenson.  Brandon tire une nouvelle fois son épingle du jeu sur la reprise du "Crosseyed cat" de Muddy Waters. Il souffle en puissance, à la manière de James Cotton. L'introduction aux cordes sur "Raggedy Ann" est extrêmement raffinée. La complicité entre la guitare de Jeff et le piano de Victor est tout à fait remarquable. Minimaliste, "River runs dry" est une ballade empreinte de tendresse et de désespoir. Une compo bouleversante, sentiment accentué par le vécu de la voix. De toute bonne facture, "Thankful" achève le long playing. La voix est impeccable. L’instrumentation excellente. Une piste ponctuée par une dernière envolée de guitare classieuse…

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement