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Beneath the Blood Moon

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 27 aoűt 2017
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Jim Roberts and The Resonants
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Chanteur, guitariste et compositeur, Jim Roberts est établi à Los Angeles. C'est un passionné des racines américaines, particulièrement celles issues du sud profond. Il privilégie la slide et les cigar boxes, ces étonnantes guitares dont la caisse de résonance est fabriquée à l’aide de boîtes à cigares. Son backing group, The Resonants, se limite à une section rythmique. Mike Harvey se charge de la batterie. Rick Hollander et Tony Jack Grigsby se relaient à la basse. Jim avait publié son dernier elpee, "Devil dirt road", en 2014, sous le patronyme de Jack Roberts Harvey Band. Ce nouvel opus a été enregistré à L.A., en compagnie de ses Resonants et de quelques invités dont l’ex-Phantom Blues Band, Mike Finnigan.

Le titre maître ouvre l’elpee. Tapissé par l’orgue Hammond de Mike Finnigan, dont les sonorités sont instantanément reconnaissables, ce titre roots est balayé par les interventions de la slide. Une slide que se réserve Grant Cihlar (The Other Mules) sur "Dog done bit my baby". Et elle apporte un soutien décisif à la cigar box tout au long de cette piste imprimée sur un tempo irrésistible, alors que la voix de Jim transpire de vécu. Le meilleur morceau du long playing ! Des bruitages spécifiques évoquent la Louisiane. "Bayou Beau" nous y entraîne. L’intro est à la fois belle, lourde et étouffante, avant que les percus de Mike Harvey n’accélèrent le rythme. Ce qui n’empêche pas la guitare de conserver son sens mélodique. Ballade mélancolique, "May all your regrets be small" s’enfonce encore davantage dans le Sud. L’accordéon de Nathan Rivera y exhale un parfum tex mex. La slide épouse des sonorités de steel guitare. "Gold train blues" entame une phase Southern Blues. La voix est grave et puissante. L’orgue Hammond et la slide s’autorisent un flirt, avant qu’elle ne prenne son envol pour atteindre les cimes. Pour la dernière fois, l'orgue de Finnigan amorce une compo. En l’occurrence "Red lips and high heels". Sudiste et solennelle, elle est rapidement rejointe par la cigar box, avant de virer au boogie, lorsque débarquent les ivoires. "Southern hospitality" opère un retour en Louisiane. Bien balisée par la section rythmique, la slide se révèle omniprésente. De bonne facture, cet opus s’achève par l’élégant "Dark down in the Delta", une plage qui baigne –bien évidemment– dans le delta, et dont la slide et la cigar box libèrent des sonorités qui ne manquent pas de charme. Caractérisé par le traitement de la gratte au bottleneck et les interventions à l’harmonica de Felix Flanagan, "The hell hound's due" adresse un clin d'œil au légendaire Robert Johnson. Roberts vient de tourner en Europe, et notamment à travers l’hexagone, en compagnie du guitariste français Jeff Toto Blues, au sein d’un duo baptisé Dobrothersblues Duo. La paire a également publié un elpee en 2016, "Live in Chambezon".

 





 
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