Garciaphone, mangeur de ręve…

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13 Live

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 27 juin 2013
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Jimmy Vivino & The Black Italians
Blues/Roots
Blind Pig / Bertus / V2

Agé de 58 ans, Jimmy Vivino est un bluesman blanc originaire du New Jersey. Il est chanteur, guitariste, claviériste, auteur et producteur. Il a été longtemps le protégé d'Al Kooper en compagnie duquel il se produit encore épisodiquement ; et en particulier au sein des Rekooperators. Jimmy est un musicien très occupé ; et pour cause, il participe à de multiples projets. Il drive également son propre groupe, les Black Italians. Vivino est d’origine italienne. Il se produit indifféremment en compagnie de Cubains, Juifs, Afro-américains, qu'il a baptisé les Black Italians.

L'enregistrement s'est déroulé dans le studio du regretté Levon Helm, à Woodstock, devant un public trié sur le volet. Le répertoire est très diversifié. Les musicos sont de vieux briscards très à l’aise sur les planches. Trois chanteurs s’affichent régulièrement en front de scène : le guitariste Jimmy, Catherine Russell, la dame noire, et l’harmoniciste Felix Cabrera. Le backing group implique une section rythmique, un bassiste, un drummer, un claviériste qui double au trombone, sans oublier les percussionnistes.

La fête s’ouvre par "Fat man", une compo écrite par le chanteur jamaïcain Derrick Morgan. Un reggae blues imprimé sur un mid tempo (un beat à la Bo Diddley ?) La voix de Jimmy est talonnée par l'harmonica et les claviers. Cabrera est un excellent harmoniciste. Dans le style, il est proche du regretté Paul Butterfield. Catherine est au micro pour l’adaptation de "Soul dress", en son temps un succès pour Sugar Pie Desanto ; et le rythme de cette piste aurait manifestement été apprécié par Jimmy Reed. Vivino excelle aux cordes. Pas vraiment un grand technicien, mais un homme capable de mettre le feu à la baraque. Felix est aux vocaux pour le "From a Buick 6" de Bob Dylan. La version est percutante. Les échanges opérés entre le souffleur et le gratteur sont à nouveau très chauds. Jimmy arrache tout ce qu'il peut de ses cordes tout au long de sa cover du "Fast life rider" de Johnny Winter, une piste au cours de laquelle James Wormworth se met bien en évidence aux drums. Miss Russell injecte toute sa puissance et sa passion dans la voix pour attaquer "Fool's gold", un blues lent marqué par de très bonnes sorties de Vivino et de Danny Louis à l'orgue. Vivino chante frénétiquement et se déchaîne sur ses cordes tout au long de "Heaven in a Pontiac", un rock'n'roll à la Chuck Berry. Les Black Italians épaulent judicieusement Cabrera, lorsque la solution sonore vire au pur funk. A l’instar d’"Animalism". Une compo suivie par le très dansant "Light up or leave me alone" de Jim Capaldi (Traffic), puis d’une solide tranche de funky R&B, proposée sous la forme d’une cover du "What do I have to do" de James Brown. Egalement signé par le Zim, "Maggie's farm" est imprimé sur un tempo très enlevé, une piste nerveuse, dansante, au cours de laquelle l'harmo est en effervescence, Danny est passé au trombone et les vocalistes chantent en chœur. "Song for Levon" est une ballade qui rend hommage au regretté batteur du groupe The Band, décédé l'année dernière. De toute bonne facture, ce concert s’achève par le "Shape I'm in" de Robbie Robertson, autrefois guitariste du Band…

 





 
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