Une collaboration entre Musiczine et Jazzaround

Né en 1995, Jazzaround a longtemps été le ...Lire la suite...

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites ...Lire la suite...

Blues of desperation

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 21 juin 2016
Image
Joe Bonamassa
Blues/Roots
Provogue / Mascot / V2

Ce chanteur/guitariste a déjà fait du chemin. Où est le temps quand, âgé à peine de douze ans, il ouvrait pour la légende BB King ? Il en a aujourd'hui 39 et compte une quinzaine d'albums à son actif. Son tout premier, "A new day yesterday", remonte à l'an 2000.

"Blues of desperation" a été enregistré sous la houlette de son fidèle producteur Kevin Shirley. Et ses nouvelle compos, il les a écrites à Nashville, où il s’était retiré. Quant aux sessions, elles se sont déroulées au studio Grand Victor Sound. Pour la circonstance, il a bénéficié de la collaboration du claviériste Reese Wynans, du bassiste Michael Rhodes ainsi que des drummers Anton Fig et Greg Morrow. Sans oublier quelques cuivres et les choristes.

Imprimé sur un tempo rapide, "This Train" ouvre l’elpee. La présence simultanée de deux batteurs confère une solidité particulière à la section rythmique. Soutenue par les interventions fringantes du piano de Wynans, la voix de Joe est puissante. La guitare libère toute son intensité dans un style très rock! Blues/rock, "Mountain climbing" est découpé par un riff réminiscent du Free de la grande époque, alors que la voix de Joe est enrobée par les chœurs féminins. La sonorité de gratte rappelle d’ailleurs celle d’un grand artisan de la ‘Gibson Les Paul’, en l’occurrence le regretté Paul Kossoff. Face aux percussions exotiques et aux cordes semi-acoustiques, la voix est chargée de passion, tout au long de "Drive", une roots song empreinte de tendresse ; mais lorsque les cordes se chargent d’électricité, c’est pour rendre un vibrant hommage au "Black Magic Woman" de Peter Green. Autre blues, "No good place for the lonely" est une ballade qui bénéficie d’arrangements ambitieux. Joe voue un grand respect aux anciens maîtres anglais du style. Et de grande classe, son envol rappelle Gary Moore. Rockin' blues complexe, le titre maître lorgne vers le Led Zeppelin, sans la voix de Plant, bien entendu. Mais le spectre de Jimmy Page plane quand même. "You left me nothin' but the bill and the blues" est un blues rapide et nerveux, mais attaqué sereinement, à la manière d'Albert Collins. Joe se délecte en se déchaînant sur ses cordes. "Distant lonesome train" baigne dans le Delta du Mississippi, mais dans une version revue et corrigée par Bonamassa. La conjugaison entre les grattes et les drums est géniale. Perso, il s’agit du sommet de cet LP ! "How deep this river runs" est également une excellente plage. La voix est hantée par Paul Rogers et la tonalité de gratte, par Paul Kossoff. "Livin' easy" trempe dans le jazz roots. Le swing est naturel. Dépouillée, la compo est entretenue par le saxophone et le piano. En final, "What I"ve known for a very long time" rend manifestement un hommage à la légende disparue, BB King. Un blues lent somptueux, délicatement cuivré, dans l’esprit de Memphis.

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement