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The edge

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 20 décembre 2014
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John F. Klaver Band
Blues/Roots
DMI / Hans Broere Promotion

John F Klaver est chanteur, compositeur et guitariste de blues. Ce Batave a accompli des études musicales conséquentes aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. Il revendique l'héritage musical de Gary Moore, Robben Ford et Jimi Hendrix. Pourquoi pas! C'est en 2007 qu'il monte le John F. Klaver Trio devenu depuis le John F. Klaver Band. Son premier opus, "Jet pepper" paraît en 2008. Il est suivi par "Coming back for more", en 2011, promu meilleur album de blues chez les ‘Oranje’, la même année. Fin 2012, il publie "Wheels in motion", LP pour lequel il reçoit le concours de l'harmoniciste Big Pete Vanderpluym et d'Evan Jenkins du Matt Schofield Band. Le JFK Band est responsable d’un blues très moderne et aussi fort personnel. Le backing group de John réunit Eric Dilisse à la batterie, Iris Sigtermans à la basse et Bob Fridzema à l'orgue Hammond B3 ainsi qu’au piano électrique. Un orgue qu’il cède à Pascal Lanslots pour quatre pistes.

"You make me feel so alive" est une plage prometteuse. Une solide ouverture. La voix de John est harmonieuse. L'orgue Hammond densifie l’expression sonore. Le changement de tempo est judicieux. Et la chanteuse Inge Ingwersen donne la réplique à John, avant qu’il ne s'envole sur ses cordes! Swing et jazz dominent "Just for kicks". Klaver semble hanté par Robben Ford. Les échanges entre cordes et l'orgue de Lanslots sont excellents. "Save me" est amorcé en douceur. L’orgue apporte une coloration à la fois progressive et originale à ce morceau. Une douceur qu’on retrouve sur l’indolent "When everything falls", titre au cours duquel l’envol de John est empreint d’une grande sensibilité. Exercice de style instrumental, "Micha ain't no bitch" adopte un format funky. Les changements de rythme sont opérés par la guitare. "Skip a beat" est une compo qui déménage pas mal. La six cordes du leader et l'orgue Hammond de Fridzema font à nouveau bon ménage. "Make it so" est subtilement jazzyfiant. Une atmosphère qui sied parfaitement au style de Klaver. Colosseum n’est pas loin. A cause des échanges instrumentaux complexes. Puis de la présence du saxophone d'Efraim Trujillo. Une piste au cours de laquelle les différents acteurs interviennent à tour de rôle! John et Miss Wies se partagent le chant tout au long d’"I still believe", un blues lent, au cours duquel notre gratteur s’autorise des interventions de gratte subtiles, parcimonieuses et raffinées. Remarquable ! La reprise du "32/20 blues" de Robert Johnson est très personnelle, et bénéficie encore du concours de l'orgue de Fridzema. Un orgue que se réserve alors Pascal Lanslots sur l’instrumental "Kempner", un autre blues lent. Et franchement, le musicien est particulièrement doué et créatif. Le JFK Band adapte le "Maydell" de Johnny Neel et Warren Haynes du Allman Brothers Band, un titre qui figurait sur "Wake up call", un elpee de John Mayall flanqué de ses Bluesbreakers, et notamment de Coco Montoya à la guitare. C’était en 1993 ! Dernier blues lent, "Heartful of blues" bénéficie de la participation de l’harmoniciste Boy Vielvoye, du groupe local Sugar Boy and the Sinners. Les tonalités écorchées soufflées par Boy me rappellent le grand Charlie Musselwhite. D’excellente facture, cet LP s’achève par "The edge", un titre puissant, assez carré, caractérisé par un riff de guitare porteur avant qu’elle ne s’autorise une dernière escapade assez majestueuse.   

 





 
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