IV

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Never trust the living

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 09 mai 2017
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Johnny Mastro & Mama’s Boys
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Johnny Mastrogiovanni est un chanteur/harmoniciste originaire de Long Beach, près de Los Angeles. En 1994, il avait fondé son groupe, The Mama's Boys. A partir de 1996, le combo devient résident au sein d'un des meilleurs clubs de L.A., le Babe's & Ricky's. Depuis, les Boys ont aligné de nombreux albums dont les superbes "Pinch that snake", en 2001, et "Chicken & Waffles", en 2003. Ils tournent sans arrêt et ont déjà accompli une trentaine de périples, à travers l’Europe. Leur musique se distingue par un son primaire, cru, volontairement lourd et dur. Au cours des dernières années, Johnny s'est progressivement entiché de la Nouvelle Orléans. Il vit désormais au sein de cette cité musicale. Ce dernier opus y a été immortalisé ‘live’, au sein du studio Musicshed, lors de l’été 2014. Johnny est soutenu par le guitariste Smokehouse Brown, le bassiste Dean Zucchero et le batteur Rob Lee.

"Snake doctor" ouvre l’opus en force. Un condensé du style musical proposé par les Mama's Boys. La voix de Johnny est à la fois atmosphérique et offensive. Ecrasante, la slide de Smoke reflète une forme de mal-être, alors que la section rythmique imprime un tempo d'acier. Un coup de maître pour ouvrir les hostilités. Ce combat se poursuit tout au long de "Whiskey". Ravagée, la voix plane au-dessus d’un backing group à la fois soudé et déterminé. "Judgement day" est une plage signée par Snooky Pryor, en 1956. Lente, la version s’enfonce profondément dans le psychédélique, un trip alimenté par les cordes au bord du délire, alors que l’harmonica finit par émerger au cœur de cette aventure dantesque. Le quatuor est sur les rails et ne desserre jamais l’étreinte. Mais si le climat est généralement ténébreux, le blues sert de fil rouge. A l’instar de "Monkey man", Walking" et du flemmard "The sad night owl", la cover d’un titre méconnu de Freddie King. "Don't believe" sert d’oasis au beau milieu de cet univers sauvage ; un blues lent qui baigne dans une certaine forme de sérénité et laisse percevoir les qualités ‘roots’ de Mastro sur son instrument de poche ! L’adaptation du traditionnel "The house of the Rising Sun" est également très réussi. Elle ose une brusque accélération, favorise l’envol des solistes, avant d’en revenir au thème familier. Le titre maître est sculpté dans le boogie. Et il est de bonne facture. "Bucksnort Annie" offre une petite tranche de rock'n'roll bien saignante ! Et en finale, "Ingrid Cold" replonge au cœur de ce climat malsain, entretenu par les Mama's Boys.

 





 
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