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Easy Grey

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 15 novembre 2016
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Jonah Smith
Blues/Roots
Music Road / V2

Agé de 41 ans, ce New-yorkais puise son inspiration dans la soul, le jazz et la country. A ce jour, il avait publié huit elpees, dont le premier remonte à 2001. Les sessions d’enregistrement d’"Easy Grey" se sont déroulées au sein des studios Cedar Creek, à Austin, au Texas. Jonah signe toutes les plages. Il chante et se consacre aux claviers ainsi qu’à la sèche. Il est soutenu par le bassiste Ben Rubin, le drummer Gintas Janusonis ainsi que les guitaristes David Soler et Doug Wamble.

Ballade roots empreinte de douceur, "Sunnyville" ouvre la plaque. La voix de Jonah est très expressive. Il siège derrière le piano électrique, alors que les interventions de Jon Sosin, invité pour la circonstance, sont à la fois discrètes et efficaces. Le tempo est toujours aussi modéré tout au long de la ballade cuivrée, "Where I started from". Gintas introduit "On love we can survive" aux percus. Une compo naturellement douce, traversée par le saxophone de Bob Reynolds. "Make me change my mind" élève le tempo. La voix de Smith est soutenue par celles de Jess Wolfe et Holly Laessig. La gratte émet des cris perçants face aux drums fiévreux. Le piano imprime le rythme tout au long de "Heavy hangs the crown", un blues au cours duquel Ruthie Foster accorde la réplique vocale, alors que Doug Wamble se concentre sur sa slide. Tout comme sur "Try your best", un blues/roots chanté par Jonah, d’une voix légèrement éraillée. Et elle devient pure sur "Turn this ship around", plage au cours de laquelle, il siège derrière le piano. La resonator de Doug réverbère des accents empreints de douceur. L’intro de "Turn down the Moon" est excellente. Bien rythmé, ce blues se distingue par la conjugaison des voix ainsi que l’intervention, particulièrement créative, de David Hidalgo (Los Lobos), à la gratte. Emotion et tendresse bercent le titre maître. La pedal steel de David Soler a enfin droit au chapitre sur le titre maître, une compo chargée d’émotion et de tendresse. La resonator pimente "We tried like hell", une ballade country/blues, plutôt brève. Et jolie, "Drop me a line" est bien plus longue. Les cuivres adoptent des teintes claires obscures, alors qu’immaculées, les cordes d’Adam Levy s’imposent naturellement. En final, "Robin, Robin" baigne dans la musique country. Nichol Chase participe aux chœurs ; et l’inévitable pedal steel s’impose dans le décor.   

 





 
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