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Blue Skies

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 19 janvier 2016
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Jordan Officer
Blues/Roots
Select / Sarah French Publicity

Ce chanteur/guitariste montréalais aura 40 ans fin 2016. Il a joué de nombreuses années au sein du backing band de la chanteuse de jazz, Susie Arioli. Jordan est un musicien qui privilégie l’esthétique. Il aime teinter son jazz de blues, country et rock. "Blue Skies" constitue son troisième opus solo, un disque tout au long duquel il met l’accent sur sa voix, en adaptant des titres d'artistes qu'il apprécie tout particulièrement. C'est du côté de Los Angeles qu'il a cette fois puisé son inspiration et son énergie.

Jordan attaque d’abord une chanson issue de la plume de Tom Waits, "Blue skies". Le climat est intimiste. Le dépouillement délibéré. Une sèche imprime le tempo aux côtés de la basse  de Sage Reynolds. Amplifiées les cordes sont limpides et chargées de sensibilité ; en outre, elles libèrent des sonorités exceptionnelles. En compagnie de sa moitié, Genevieve, il chante le tendre "Got you on my mind", un succès récolté il y a des lustres, par des spécialistes du swamp pop louisianais, Cookie and the Cupcakes mais également The Big Three Trio. Et à nouveau, cette plage se sert d’un quota de notes strictement nécessaires. La voix douce et harmonieuse colle parfaitement au subtil "It's you I love", un morceau de jazz écrit par le duo néo-orléanais Dave Bartholomew et Fats Domino. La cover du "Chains of love"de Sam Cooke (NDR : il en avait réalisé un hit !) baigne au sein d’un climat flemmard. Toujours aussi parcimonieuses, les cordes de gratte sont créatives et lumineuses. L’adaptation du classique de Leroy Carr, "How long blues", est légère. Le swing est omniprésent. Et on a parfois l’impression que l’artiste joue juste devant vous. Tout comme pour "That's for me", un titre que Louis Armstrong interprétait, il y a plus de six décennies. La version du "Than she kissed me" de Phil Spector, que les Crystals avaient transformé en tube est à la fois originale et surprenante. Et celle du méconnu "When the deal goes down" de Bob Dylan, bien ficelée. L’opus recèle deux petites perles instrumentales : "Night Flight" et "Takin' off". Cet album est un pur bonheur!

 





 
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