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I'm free

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 31 octobre 2014
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Jordan Officer
Blues/Roots
JordanOfficer / Sarah French Publicity

Agé de 37 ans, Jordan Officier nous vient de Montréal. Chanteur, compositeur et guitariste, le Canadien a déjà reçu un Prix Juno pour le meilleur album de jazz vocal, publié en 2010. Une récompense attribuée à son premier elpee commis en solitaire, "Jordan Officer". Pour enregistrer "I'm free", il a déménagé temporairement à New York. Lors des sessions, il n’a reçu le concours que d’une section rythmique. Aux drums, le plus souvent Charley Drayton (ex-Herbie Hancock, Johnny Cash, Neil Young) et parfois Tony Mason (ex-Joan Osborne, Norah Jones, Bo Diddley). A la basse, Andy Hess. Le tracklisting recèle huit compos originales et, en finale, deux reprises.

"At least I've got the blues" ouvre le long playing. Une perle. Jordan avoue que, s'il aime le  jazz, la country et le rock'n'roll, il éprouve un réel plaisir à en revenir aux sources, le blues. Un dialogue d’une grande pureté et particulièrement raffiné s’établit entre l’artiste et ses cordes. Les percus de Tony Mason sont bien mises en exergue tout au long de "A night of fun", une piste qui véhicule des accents latinos. La voix est nonchalante et le jeu de gratte très rythmique. Blues indolent, dépouillé, le titre maître rappelle T-Bone Walker voire, sous un angle plus contemporain, Ronnie Earl, un morceau au cours duquel on ressent profondément le feeling de l’artiste. "When we were just two" adopte le Diddley beat, mais sous un format très léger. Les cordes et les drums de Mason font ici bon ménage. Pour exprimer au mieux ses émotions, Officer choisit le plus souvent le dépouillement extrême, notamment à travers son jeu de cordes. La section rythmique balise à la perfection "I'm all alone". Exercice de style, "Jackie's tune" conjugue virtuosité et mélodicité. Une piste qui navigue à nouveau dans un climat proche de Ronnie Earl. Jordan chante "Two will do". Mason produit un léger swing proche du bebop, sur ce titre jazz. Intimiste, "Life just showed me" opère un retour au blues traditionnel. Le jeu de guitare est d’une grande limpidité. Superbe ! Le long playing s’achève par deux reprises. Tout d’abord "Ain't nobody's business", un blues lent popularisé par Freddie King. L’intensité dramatique de cette version traduit la sensibilité d'écorché vif de l’artiste. La finale est instrumentale. "Hang 'em high" me fait penser à une B.O. de western ; finalement pas tellement éloignée de l’esprit d'Ennio Morrricone, même si le morceau est davantage contaminé par le blues et le surf. Un album remarquable !

 





 
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