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Spectrale
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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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High Temperature

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 27 janvier 2017
Image
JW-Jones
Blues/Roots
Solid Blues / Sarah French Publicity

A l’âge de 36 ans, JW Jones peut se targuer d’avoir déjà connu une belle carrière. Ce chanteur/guitariste canadien a d’ailleurs déjà gravé une belle flopée d’albums. Son premier elpee, "Defibrillatin" remonte à 2000. Et "High Temperature" constitue déjà son neuvième ! JW est très apprécié par ses pairs ; ce qui lui a valu la participation de stars du blues sur ses œuvres précédentes, comme Hubert Sumlin, Kim Wilson, Larry Taylor, Jr Watson, Little Charlie Baty, Gene Taylor et Charlie Musselwhite. Pour enregistrer ce dernier opus, il s’est de nouveau bien entouré, en bénéficiant tout particulièrement du concours de musicos issus de Nashville, dont Colin Linden, à la guitare et surtout à la mise en forme, et Kevin McKendree, aux claviers.

"Price you pay" ouvre les hostilités. Il s’agit manifestement du meilleur titre du long playing. Ou tout au moins celui qui recèle le plus de potentiel. Un excellent blues/rock cosigné par Colin Linden et Gary Nicholson. La voix est parfaite. Le riff est puissant et sa tonalité savoureuse. Le rythme, bien balancé. Une plage qui me rappelle le ZZ Top de la grande époque. "How many hearts" évolue sur un tempo flemmard. JW est soutenu par la voix de Jaida Dreyer. Les interventions sur les cordes sont brillantes. La reprise du célèbre "High temperature" de Little Walter est un autre sommet de cet LP. La basse de Laura Greenberg et la batterie de Mathieu Lapensée impriment un rythme bien musclé. Kevin siège derrière le piano sur ce Chicago blues classieux qui se distingue par une sortie tranchante à la guitare, proche du style jump. Epatant ! JW chante en compagnie de Liam Russell et se réserve un autre solo prodigieux sur le "Murder in my heart for the judge" de Moby Grape (NDR : fondée en 1966, cette formation san-franciscaine est toujours en activité, et le line up implique encore trois membre fondateurs : en l’occurrence Peter Lewis, au backing vocals et à la guitare rythmique, Jerry Miller, au lead vocals et à la guitare solo, ainsi que Bob Mosley, à la basse et aux backing vocals). "Who I am" est un blues indolent mais particulièrement original coloré par l’orgue de McKendree. Jones l’attaque à la manière de BB King, et son exercice de style, tout en parcimonie, au cours duquel il fait littéralement respirer sa Gibson Les Paul, est un véritable modèle du genre. Chaleureux, "Away too long" est un shuffle caractérisé par une sortie de cordes à la fois dynamique et inspirée. D’ailleurs l’artiste n’est pas du style à se répéter. Le long playing recèle quelques chansons qui trempent dans la soul. A l’instar de "Same mistakes", généreusement tapissé par l’orgue Hammond, d’"Already now", de "Leave me out", une compo à la fois belle, indolente, parcourue par une slide particulièrement mélodieuse, et "Where do you think I was", un morceau mélodique sculpté dans le soul/rock, caractérisé par son refrain accrocheur. On n’en oubliera pas pour autant les covers, dont une version rapide du "Midnight blues" de Charlie Rich, une reprise du « Out in the woods » de Leon Russell, que J-W chante d’une voix au bord de l’asphyxie, au sein d’un climat plutôt étrange et au cours de laquelle la guitare est chargée de feeling ; et enfin un instrumental : le "Wham", de Lonnie Mack. Une adaptation d’un titre considéré comme un canon de la guitare…

 





 
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