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Kryptonite is alright

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 29 février 2016
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Keith Richards Overdose
Pop/Rock
Closer (Promo : Pat Kebra's)

Comme son patronyme ne l'indique pas, Keith Richards Overdose est un groupe marseillais. Fondé en 2009, il aime le rock'n'roll. Celui d'Eddie Cochran et des Beatles. Que les Fab Four pratiquaient au début des sixties, à Hambourg. Ils ne supportent pas trop les Rolling Stones, et tout particulièrement son guitariste Keith Richards ; ce qui explique justement le choix du patronyme opéré par la formation. Un trait d’humour grinçant ; car si le gratteur teigneux ne libère plus la même énergie qu’à l’origine, c’était quand même un fameux rocker ! D’ailleurs, K.R.O. réunit quatre teigneux qui adorent la défonce, les pompes pointues et les jeans moulants. C’est d’ailleurs ce qu’ils déclarent. A leur actif, un premier opus live, paru en 2011 et un Ep confidentiel, intitulé "Bambino boogie", gravé en 2013. Le line up du quatuor est plutôt classique. Guillaume se charge de la batterie. Ex-Holy Curse, Sonic Polo se consacre à la guitare. Hughes également ; mais aussi au chant. Et Nasser à la basse. Ces deux derniers sont d’anciens membres de Hatepinks. "Kryptonite is alright" est découpé en onze plages brèves, denses et directes. Du rock'n'roll certes, mais dont l’énergie libérée se révèle généralement punk, un peu dans l’esprit des garage bands américains. Ceux issus de Detroit, Stooges et MC5, notamment. Mais aussi les Sonics et autres Cramps.

"If I was you" nous replonge au début des sixties, à l'époque où le juke-box trônait dans tous les bistrots. La voix d'Hughes colle parfaitement à cette époque, même si ses intonations manifestent déjà une certaine férocité. Faut dire que les cordes n’ont de cesse de le haranguer. Rapide et nerveux, "Kryptonite is alright" adopte une attitude punk. Tout comme "Seven year hangover" et "Below the belt". Le chant est décapant. Arides, les accords de gratte se succèdent dans un esprit franchement rock'n'roll. "No record machine" évoque enfin ces Beatles qui ont écumé les clubs à Hambourg (NSR : le ‘Star’ surtout !), même si les cordes épousent des sonorités plus contemporaines. Débordant d’énergie, "Ton punk, rock de vieille" s’inscrit davantage dans l’esprit des garage bands issus des 60’s. Pourtant, mes coups de cœur vont aux morceaux qui dérapent carrément dans le délire. A l’instar de l’excellent, "Fifteen Sixteen". Et impossible de ne pas penser aux Stooges d’Iggy Pop et à MC5 qui ont sévi sur la scène de Detroit, en écoutant ce titre. Beatlenesque, "So you say you lost your baby" évoque plutôt le Merseybeat. "I don't get along with sissies" baigne au sein d’un climat de véritable folie. A cause des grattes, qui s'en donnent à cœur joie. Folie et énergie sont des maîtres mots pour ce band hexagonal. Et ils le démontrent une nouvelle fois lorsqu’il nous assène "Hold me Tony". De bonne facture, cet elpee s’achève par "Worse things I could do to you", une plage dont l’attitude rock’n’roll évoque à la fois les Sonics, les Cramps et même les Flamin Groovies...

 





 
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