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Cincinnati

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 07 février 2017
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King of The World
Blues/Roots
KOTW / Bertus

King of The World est un quartet batave particulièrement dynamique. Fondé il y a cinq ans, il vient déjà d’enregistrer son quatrième opus. Intitulé "Cincinnati", il fait suite à "Can’t go home", paru en 2013, ainsi que "KOTW" et "Live at Paradiso", en 2015. Le line up est inchangé et implique toujours le chanteur/bassiste Ruud Weber, le guitariste Erwin Java, le claviériste Govert Van der Kolm et le batteur Fokke De Jong. L’elpee recèle 13 plages, dont douze sont issues de la plume de Weber et une reprise des Eagles. Pour la circonstance, le combo a reçu le concours d’une section de cuivres et de trois choristes.

En ouverture, "Voodoo" est vraiment superbe. La guitare est bien intégrée au sein de la section rythmique. La voix de Weber est toujours aussi expressive. Soutenu par la section de cuivres, l’orgue Hammond tapisse l’ensemble. Cet instrument évoque Booker T, tout au long de "Same old trouble", un Memphis shuffle au cours duquel Fokke s’impose au sein de la section rythmique. Et Erwin Java en profite pour décoller sur ses cordes. "Murder in the first degree" et "Heart and soul" baignent au sein d’un funky R&B largement cuivré. La guitare emprunte des tonalités à Albert King, mais en manifestant davantage de puissance. Ruud et Miss Cheryl Renee chantent en duo "Hurt so bad", un blues indolent imprimé sur un mid tempo. Et Erwin s’autorise une nouvelle sortie classieuse et bien maîtrisée. Ruud brille derrière le micro sur "World on fire", une ballade soul au cours de laquelle Govert double orgue et piano alors que Java se révèle intenable sur sa gratte. "Feel that flame" nous entraîne au cœur du delta du Mississippi. Face aux cordes, le chant se révèle primaire, avant que la compo ne vire au blues rock. Les riffs libèrent alors toute leur puissance tandis que la voix évoque carrément David Coverdale. "The waiting game" est un blues lent qui ne manque pas de charme. La voix de Weber est chargée du même feeling que celle de son ex-patron, Snowy White. Rudd dispense d’ailleurs ses accords de gratte aussi parcimonieusement et essentiellement que l’Anglais… voire de Peter Green… un autre Britannique. Ruud, Fokke et Govert se partagent les vocaux sur "Howling dog", une autre piste lente au cours de laquelle les sonorités du piano sont carrément ravagées alors que celles de la guitare sont triturées par les pédales… Une seule reprise, mais elle est traduite en blues. Il s’agit du "Life in the fast lane" des Eagles, titre qui mettait en exergue Joe Walsh à la six cordes. Les voix sont quelque peu éraillées, mais rien de renversant à signaler. Les ivoires et le saxophone de William Brian Hogg balisent le tempo de "She’s alright", un blues rock rythmé. Superbe, "No Way Out" clôt cet opus. Amorcé par le piano de Govert Van der Kolm, ce blues lent dépouillé adresse un autre clin d’œil à Snowy White. Et pour cause, la voix est tellement proche ; et puis, le toucher de gratte est aussi sobre et tellement efficace. En outre, ce morceau bénéficie du concours de John Zappa à la trompette. Et ses interventions sont vraiment épatantes… 

 





 
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