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Live at Paradiso

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 13 juin 2015
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King of The World
Blues/Roots
KOTW / Hans Broere Promotion

King of the World est sans aucun doute l'une des meilleures formations de blues aux Pays-Bas. Après avoir publié deux albums studio, elle a décidé de proposer une nouvelle approche de sa musique en enregistrant un album ‘live’. Où ? A Amsterdam, dans la salle mythique du Paradiso. Les cinq musiciens du band jouissent d’une solide notoriété outre-Moerdijk. Ruud Weber a été nominé meilleur bassiste en 2014 par la Fédération néerlandaise de blues et Govert Van der Kolm, meilleur claviériste. Et le batteur Fokke de Jong ainsi que le guitariste Erwin Java sont aussi talentueux. D’ailleurs, en 2013, le combo avait raflé la totale. Les quatre musicos avaient ainsi été décrétés meilleurs instrumentistes, et le KOTW, meilleur blues band!

Ils ont donc fêté cette consécration en se produisant au Paradiso. L’elpee est découpé en 13 pistes, dont 7 sont tirées du premier opus ("Can't go home"), 5 du second ("KOTW") et une seule plage inédite, "Woman across the river", un morceau issu du répertoire de Freddie King et un autre de l'Allman Brothers Band.

Le concert s’ouvre par "Messing with my mind". Le tempo est assez vif. Les deux solistes tirent leur épingle du jeu : Govert à l'orgue Hammond et Erwin sur ses cordes. Ce dernier amorce "On my way back home", un morceau au cours duquel Govert siège derrière le piano électrique. "If you want to leave" est un superbe blues lent qu’interprète Weber d’une voix très expressive, parfaitement adaptée à ce tempo lent, alors que Java est éblouissant sur ses cordes… L’orgue nappe le célèbre "Let's go get stoned" de Ray Charles. Indolent, "Bluesified" est empreint d’une extrême douceur. D’une grande sensibilité, la voix de Weber est proche de celle de son ami Snowy White. Les interventions de Java sont aussi parcimonieuses qu'expressives. Sa montée en puissance est impressionnante. "Evil thing" et le funky "Do it" excellent dans leur genre. "Better leave while you can" est davantage blues/rock. Le morceau lorgne carrément vers Deep Purple ou plus exactement Whitesnake ; on croirait presque entendre les grattes de Bernie Marsden et Mick Moody ainsi que le chant de David Coverdale. Une impression qu’on retrouve sur "Number one". "Can't go home" est la plus longue plage de l’elpee. Un slow blues bouleversant de près de 11' au cours duquel il règne une intensité dramatique réminiscente de Snowy White. Ces accords de gratte parcimonieux constituent la marque de fabrique du style adopté par Java. Govert passe ensuite au piano –avant de glisser à l’orgue Hammond– et nous entraîne dans les rues de la Nouvelle Orléans tout au long de "Broke and lonely", un morceau signé Johnny Otis et Johnny Guitar Watson. "Woman across the river" est hanté par l’Allman Brothers Band. Les interventions de Java sont exceptionnelles. Elles sont dignes de Duane Allman, tandis que Govert nous restitue celles de son frère, Gregg Allman. Un exercice de style remarquable. Ce superbe concert s’achève par le tendre et mélancolique "Beating like a dream". Le fantôme de Peter Green hante Erwin. A cause de ces sonorités profondément réverbérées. Excellent!





 
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