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Kings Of Lies

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 13 décembre 2015
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Kings Of Lies
Blues/Roots
False Memories / Sonic RendezVous

King of Lies est un trio de blues/roots batave. Drivé par le chanteur/guitariste Francis Kuipers, il est soutenu par une section rythmique classique, constituée du drummer Franc auf dem Brinke et du bassiste Sam Tjioe. Kuipers partage son temps entre les Pays-Bas et l'Italie. Depuis très longtemps il écrit des scénarios de films. Il dirige l'Académie de Trévise, spécialisée dans les projets multimédia. Dans le passé, il s’est produit en compagnie du poète de la beat generation, Grégory Corso. Ses multiples voyages à travers le monde (NDR : il a sillonné l'Australie, la Polynésie, l'Inde, le Népal, les Philippines, l'Afrique orientale, l'Amérique du Sud et les Etats-Unis) lui ont également permis de se forger une bonne connaissance de la musique ethnique et expérimentale. Dans l’univers du blues, il apprécie tout particulièrement Big Bill Broonzy, Son House, Sleepy John Estes, Blind Blake ou encore Lightnin' Hopkins. Pas étonnant que les textes de cet artiste reflètent une empreinte universelle. Si le blues de King of Lies est essentiellement acoustique, il propage de très bonnes vibrations, grâce cette fameuse section rythmique. La voix de Kuipers est âpre et rugueuse. Elle ne reflète certainement ni la douceur ou la joie de vivre.

L’elpee s’ouvre par "Alien Invasion", une plage dont les lyrics relatent une sombre histoire au cours de laquelle un extraterrestre est abattu par un serveur, dans un bar, autrefois fréquenté par les Beats de San Francisco. Pas vraiment de quoi faire la fête ! Evocatrice, la voix est totalement ravagée. "Size and lies" retrace la fin de vie d'un géant assassiné par ses voisins et amis ; et le jeu de guitare entretient parfaitement ce scénario morbide. Ballade, "Memories of faith" se révèle plus paisible, sereine même. Un mille-pattes géant s’invite pour participer à une ‘party’ peu ordinaire sur le tragique "Shadow in the dark". Kuipers vide les lieux comme ‘une ombre dans la nuit’. "Oogamoogoo" baigne encore au sein de cet univers insolite. La voix est hantée par Captain Beefheart. A moins que ce ne soit Tom Waits. Une plage hypnotique, au cours de laquelle le bottleneck s'emballe. Une forme de transe qui perdure tout au long de "House in flames". Le titre maître véhicule un message nazi, prétextant qu’un mensonge répété mille fois, se mue en Vérité! Nonobstant son histoire ténébreuse, "Big Joe & the Man with three arms" se distingue par son expression sonore plus colorée. Etrange, cet opus s’achève par "Blinfold blues", la dernière bande sonore d'un film dramatique…

 





 
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