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No more blue Mondays

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 15 mars 2017
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Landon Spradlin
Blues/Roots
Kle-Toi / Frank Roszak Promotions

Ce chanteur, guitariste et compositeur, est originaire de Virginie, aux states. Il aime agréger différents styles. Qu’ils émanent de Chicago, de la Louisiane, du Texas ou même, de Londres. Il s'est également converti à la ‘Christian music’ ; autrement dit la musique chrétienne. D’ailleurs, sur cet LP, plusieurs plages traitent de cette religion.

"No more blue mondays" a été enregistré en 1995, au studio Rainbow de Brighton. L’artiste avait alors bénéficié du concours de musiciens qui militaient alors au sein du backing group d’Eric Clapton ; et tout au moins sa section rythmique. En l’occurrence, le drummer Henry Spinetti et le bassiste Dave Markee. Mais également de deux guitaristes : Spradlin et Norman Barratt (NDR : ce dernier, de nationalité britannique, est décédé en 2011, à l’âge de 61 ans ; au cours des 70’s, il avait sévi au sein d’un groupe de prog/rock, Gravy Train). Enfin, outre son concours aux claviers, c’est le Canadien Dan Cutrone –également disciple de la Christian Music– qui s’est chargé de la production.

"I’ve never been to Seminary" ouvre l’elpee. Signé par le Rev Don Smith, ce blues cool lorgne manifestement du côté de Clapton. "No more blue Mondays" constitue la meilleure compo de cet opus. Lent, dépouillé, ce blues attachant est dominé par la voix d’écorché vif de Spradlin. La section rythmique balise naturellement le tempo. Cutrone siège derrière l’orgue. Mais le sommet de ce morceau est atteint lors de la brillante intervention –probablement de Barratt– aux cordes. "First fruits" est une plage indolente et dépouillée. Chargée de désespoir, la voix s’abandonne devant les ivoires. Spinetti et Marquee s’y révèlent brillants. Toujours aussi flemmard, "Drift away" est enrobé par un chant gospel féminin à trois voix. Et celle du leader est encore bien expressive. Blues largement contaminé par la country, "I got Jesus name" est très proche du style laidback de JJ Cale, Henry Spinetti se chargeant d’imprimer le tempo derrière ses fûts. Jolie ballade, "My God" est amorcée par une guitare empreinte de sensibilité et lumineuse, avant d’être rejointe par le piano et des cordes synthétiques. Et "He is there" ainsi que "My friend Jesus" adoptent un profil semblable. Quoique bien rythmé, "My help" campe un gospel classique, une plage entretenue par l’orgue, le piano et les chœurs de circonstance…

 





 
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