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Spectrale
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Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 27 octobre 2015
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Lara Price
Blues/Roots
Price Productions / Vizztone

Lara Price est née au Vietnam en 1975. Victime de la guerre, c’est une orpheline. Elle a acquis la nationalité américaine. Et est devenue chanteuse de blues. Depuis 1997, elle vit dans la baie de San Francisco. Elle y a fondé son Lara Price Band qui compte déjà cinq albums à son actif ! Hyperactive, elle multiplie les projets. Ainsi, elle se produit tour à tour en duo unplugged (NDR : en compagnie de la talentueuse guitariste Laura Chavez, qui a rejoint, il y a quelques années, le backing band de Candye Kane), au sein du Velvet Plum (NDR : un combo qui propose une musique réminiscente de années 40) ou une formation de cali reggae, quand elle ne dirige pas sa Blues Revue, impliquant dix musiciens. Sans oublier le Girls Got The Blues, une formation exclusivement féminine. C’est son dernier dessein ! Ce nouvel opus a été enregistré au sein du studio de Kid Andersen, Greaseland. Ce dernier assure, par ailleurs la mise en forme. L’opus recèle douze plages, dont sept ont été écrites ou co-écrites par Lara. Lors des sessions, elle a reçu le concours du drummer Derrick Martin, du bassiste Steve Evans ainsi que de Mighty Mike Schermer et Kid Andersen aux guitares. Et d’une section de cuivres, drivée par le saxophoniste Michael Peloquin.

"Get it when I want it" ouvre l’elpee. Un R&B puissant, dansant et séduisant, balisé par les cuivres et les voix féminines. Turbulente, la gratte de Kid Andersen s’autorise de brèves interventions à l'avant-plan. Ballade r&b, "Cryin' over you" est issu de la plume de Mighty Mike Schermer. Elégante et accrocheuse, la voix est soulignée par un orgue Hammond (NDR : celui de Jim Pugh ?) Dansant et plus rythmé, "Undone" met davantage en exergue le vocal autoritaire alors que Schermer s’impose à la six cordes. Les cuivres se retirent, les lumières s'éteignent et Lara interprète d'une voix suave et captivante, "Moon in the mirror", bien soutenue par le piano électrique et les cordes empreintes de sensibilité de Mighty Mike. La voix de Miss Price devient impérieuse tout au long de "Happy Blue year", une plage flemmarde, particulièrement dépouillée, au cours de laquelle Schermer ne dispense que des notes raffinées, chargées de feeling, dans un style digne d’un Ronnie Earl au sommet de son art. Un feeling qu’on retrouve sur le plus serein "Happy Blue Year". Lara est alors secondée de voix douces et charmantes. "Pack it up" est un r&b subtilement funky. Légèrement cuivré et entraînant, il met en exergue la voix de Lara, alors que Kid est omniprésent à la gratte. Indolent, "Time" constitue certainement la meilleure plage de l’elpee. Le chant est singulièrement expressif. Les cordes sont généreuses et bouleversantes. Les vocaux illuminent le titre maître. Lara est épaulée par les choristes, tout au long de ce rockin' R&B déchaîné, qui trempe dans le gospel. L’orgue Hammond s’y libère, alors que Chris Cain –invité pour la circonstance– se distingue à la guitare. Nerveux, "One tear at a time" est la piste la plus blues. Schermer s’excite sur ses cordes, alors que bien en place, la section rythmique et les cuivres balisent l’ensemble. Et l’opus de s’achever par "Love lost", une ballade soul au cours de laquelle Kid Andersen se réserve une dernière sortie remarquable sur ses cordes…

 





 
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