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I must be dreaming

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 08 septembre 2015
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Laura Tate
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Laura Tate est née à Dallas. Elle a vécu de longues années à Los Angeles où elle était à la fois chanteuse et actrice. Faut dire que Laura est plutôt jolie. Aujourd’hui, elle s’est installée à El Paso. Apparemment, à ce jour, elle aurait publié deux elpees solo, "Songs from my suitcase" et "Blue train". Son nouvel opus personnel rend hommage à la musique de Mel Harker (NDR : établi à Los Angeles, ce cow-boy n’a cependant pas participé à la réalisation d’"I must be dreaming") un chanteur/guitariste/auteur/compositeur qu'elle apprécie particulièrement. Sur cet LP, Laura reprend douze de ses chansons. Les sessions se sont déroulées à L.A., au studio Jesi-Lu de Los Angeles, sous la houlette de Terry Wilson. Qui s’est également impliqué à la basse. Au cours des 70’s, Terry a milité au sein du Back Street Crawler. Il y a côtoyé le guitariste Paul Kossoff. Il a également bossé pour Eric Burdon. Il participe d’ailleurs actuellement à la tournée d’Eric Burdon and The Animals! Il a également souvent apporté sa collaboration à la chanteuse claviériste/texane, Teresa James, qui a aussi apporté son concours à la confection de ce long playing…

Le disque s’ouvre par "Snake tatoo", probablement le meilleur titre de l’œuvre. Une piste de roots/rock bluesy dont le tempo est entraînant. Laura a une belle voix. La guitare de Billy Watts est largement mise en exergue ; et un piano roadhouse balise parfaitement l’ensemble. Caractérisé par ses percussions syncopées, "No place to hide" s’aventure sur la route qui mène à Los Angeles. Teresa James assure les chœurs et Paulie Cerra, un musicien très prisé dans le blues moderne (Carl Weathersby, Lucky Peeterson), souffle judicieusement dans son saxophone. "What a way to go" est une autre compo de toute bonne facture, au cours de laquelle Terry Wilson s’autorise un petit envol sur les cordes. Blues nightclubbien, I must be dreaming" baigne au sein d’une atmosphère jazzyfiante, entretenue par les cuivres vaporeux, le piano et la guitare de Wilson, alors que Miss Tate prodigue ses interventions vocales suaves et suggestives. Un climat cabaret qu’on retrouve sur "Too blue", une plage hantée par le spectre de Billie Holiday. Billy Watts impose le rythme de sa gratte et Teresa James se consacre aux ivoires tout en apportant son concours aux vocaux sur "Dead end road", un titre de rock ‘cool’ réminiscent de JJ Cale. Imprimé sur un mid tempo, "Talk is cheap" est dominé par le front de cuivres, le piano de Karen Hammack et les cordes de Wilson. Laura chante impeccablement "If ever forever should end", une fort jolie ballade country au cours de laquelle Terry est passé à l'orgue. Deux ballades empreintes d’émotion : "Don't try to talk me out of loving you" et la finale "Hold on", compo qui bénéficie d'arrangements subtils. Ivoires, harmo et cuivres se conjuguent sur "Cowboy jazz", un morceau sculpté délicatement dans le jazz et saupoudré d’accents swing. Profilé sur une rythmique reggae, "Counting up the ways" est traversé discrètement pas les interventions de David Fraser à l’harmonica…

 





 
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