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Desire

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 05 avril 2017
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Lauren Mitchell
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Lauren Mitchell chante le blues et la soul. Originaire de Colombus, dans l’Ohio, elle vit désormais en Floride, du côté de Tampa. En 2011, Lauren, à la tête d’un restaurant, rencontre des difficultés financières. Ce qui va la pousser à embrasser une carrière musicale professionnelle. Elle grave alors "Please come home", en 2013, puis "Live from the Bradfordville Blues Club", en 2014. "Desire" constitue donc son troisième essai. Il a été enregistré à Los Angeles, au studio Ultratone, sous la houlette du producteur notoire, Tony Braunagel. Lors des sessions, outre la mise en forme, il se consacre également à la batterie. Et puis, il a entraîné dans l’aventure les musiciens qui fréquentent régulièrement les lieux ; à l’instar du claviériste Jim Pugh, du guitariste Johnny Lee Schell, du saxophoniste Joe Sublett et du trompettiste Darrell Leonard. Et manifestement, c’est du beau monde !

L’elpee s’ouvre par "How to treat my man", un titre popularisé par Etta James. Le tempo est tonique. Le climat baigne dans la southern soul à coloration Stax. Lauren possède une voix puissante, et elle a de la réserve. Jim Pugh se démène derrière son piano alors que Johnny Lee Schell libère ses cordes à la manière d’un Jimmie Vaughan au sommet de son art. "Soul Music" s’ébroue au sein d’une atmosphère exotique, reggae même. Dansante mais délicate, cette plage se distingue par une sortie de Josh Sklair (NDR : il a beaucoup bossé pour Etta James), à la six cordes. Le meilleur morceau du long playing, est manifestement le titre maître. Bien construit et plaisant, ce blues est traversé par la slide de Steve Fister. Et c’est du bonheur pour les oreilles ! Classieux, légèrement funky, "Jump into my fire" est un r&b largement cuivré et dansant, que guide une voix bien déterminée. "Good to me as I am to you" est un blues lent signé par Aretha Franklin, et son adaptation est superbe, face aux ivoires et aux cuivres. "Feels so good" et "Today" constituent de jolies ballades soul. "Stand up like a man" avait été traduit en hit par la chanteuse Bettye Lavette. La cover est énergique. Et la gratte de Josh Sklair semble hantée par Albert King. Sculptée dans le funky r&b, "I ain’t been" est une autre reprise. Elle est issue de la plume du duo soul/funk new-yorkais Ashford & Simpson. Le "Bridge of my dreams" de T.C Carr (NDR : c’est le leader des Bolts of Blue) est un blues bien rythmé que chante merveilleusement Lauren, face au piano allègre de Pugh. Et elle nous rappelle qu’elle a du coffre, mais aussi une grande sensibilité, tout au long de "Lead me on", un r&b indolent abordé dans l’esprit Stax, alors que Pugh tapisse l’ensemble de son orgue. "Brown liquor" est une autre plage qui trempe dans le funky R&B. Il s’agit, en général, du morceau qui termine les shows de Miss Mitchell. Sa voix domine bien son sujet, malgré les changements de tempo et de l’intervention de la guitare qui crache ses dernières flammes…

 





 
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