The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
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Take me high

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 15 novembre 2016
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Laurence Jones
Blues/Roots
Ruf / V2

Britannique, Laurence Jones est un jeune chanteur/guitariste qui manifestement est parvenu à faire son trou, dans l’univers du blues. Il a d’ailleurs décroché, lors des ‘British Blues Awards’ le titre de ‘Jeune artiste de l’année’, en 2014 et 2015. A ce jour, il compte trois elpes à son actif. Tout parus chez Ruf ("Temptation", "What’s it gonna be" et "Take me high"). Sans oublier sa participation au ‘Blues Caravan 2014’, accomplie en compagnie d’Albert Castiglia et Christina Skjolberg. Et immortalisée depuis. Pour mettre en forme son dernier long playing, il a reçu le concours du célèbre producteur insulaire Mike Vernon. Ce dernier avait déjà été approché, dans le passé ; mais sans aboutir à un accord. Et puis, celui qui a porté sur les épaules, la vague du blues anglais des sixties, a enfin accepté de se mettre au service d’une étoile montante. L’objectif était de rencontrer le caractère live d’une performance en club. Pour la circonstance, Laurence était entouré de son backing group habituel : le bassiste Roger Inniss, le batteur Phil Wilson et le claviériste Bob Fridzema. Laurence signe neuf titres de ce long playing. 

Blues/rock, "Got no place to go" est une piste idéale pour la formule trio. La voix est affirmée. Jones s’autorise son premier envol sur ses cordes. Et il n’est pas banal. Les sonorités sont extrêmement trafiquées, dans un style susceptible de rappeler Jimi Hendrix. "Something’s changed" vire au R&B. La gratte libère à nouveau des tonalités étranges, aigues ; mais elles restent bien maîtrisées. La voix est autoritaire. Nerveux, "Live it up" élève le tempo. Tapissé par l’orgue Hammond, le morceau réserve d’excellents échanges vocaux entre Jones et Reuben Richards, un chanteur anglais de couleur noire, notoire dans l’univers de la soul. Des accords de gratte acérés introduisent "Addicted to your love", un blues rocker qui ne manque pas de charme. Et si les cordes déjantées lorgnent vers Hendrix, la voix semble plutôt hantée par Paul Rodgers, le chanteur de Free. Une voix mûre qui domine également la ballade "I will". L’orgue sert toujours bien de toile de fond. Et chargée de feeling, la guitare prend un billet de sortie. "Thinking about tomorrow" est une autre jolie ballade. Jones injecte une fameuse dose d’émotion dans son solo, dans un style réminiscent d’un autre maître de la première époque, Eric Clapton. "Take me high" évolue encore sur un tempo indolent. Laurence semble d’ailleurs s’y sentir particulièrement à l’aise. Et sa voix devient progressivement dramatique. Le spectre du Free rôde manifestement tout au long de "Down & blue". La voix n’a jamais été aussi proche de celle de Rodgers ; en outre, les riffs plaqués sont manifestement empruntés à Paul Kossoff. Seul le solo est bien personnel. Les cordes sont déjantées. Mais bien maîtrisées, elles évoluent graduellement. R&b dynamique, "The price I pay" bénéficie de la participation d’un invité de prestige ; en l’occurrence Paul Jones (Blues Band, Manfred Mann). Cette plage me rappelle, quelque part, le "Superstition" de Stevie Wonder. Et paradoxalement, Jones achève l’album par une cover particulièrement énergique du "Higher ground" de Stevie, un r&b que chante impeccablement Reuben Richard, alors que Laurence se concentre sur ses cordes, les cisèle et se réserve un dernier envol, en se servant généreusement de son jeu de pédales, qu’il contrôle cependant parfaitement...

 





 
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