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What's it gonna be

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 27 juillet 2015
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Laurence Jones
Blues/Roots
Ruf / V2

Ce jeune Anglais constitue plus que jamais un grand espoir du blues rock international. Son premier opus, "Thunder in the sky", est paru en 2012. Ce qui a valu à Laurence d'être signé par Thomas Ruf, le patron du célèbre label blues allemand. Jones y publie "Temptation", enregistré en Louisiane, sous la houlette de Mike Zito, un disque qui bénéficie du concours de membres du Royal Southern Brotherhood et de Walter Trout! Récemment, il a participé aux sessions de l’elpee "Blues Caravan 2014 Live", en compagnie de Christina Skjolberg et d’Albert Castiglia. En mars dernier, il a représenté l'Angleterre à l'Euro blues Challenge de Bruxelles. Son nouvel opus, "What's it gonna be", a été enregistré chez lui. Pour la circonstance, il a reçu la collaboration de son backing group, soit le bassiste Roger Inniss et le drummer Miri Miettinen. C’est-à-dire sa section rythmique.

Le long playing s’ouvre par la plage éponyme. Un blues/rock formule trio sur mesure. Il permet déjà à Laurence de se réserver un solide envol sur ses cordes. La plage suivante, "Don't need no reason" me botte bien mieux. Le leader est davantage à l'attaque. Il s’autorise rapidement une sortie audacieuse assez ‘hendrixienne’. Les changements de tempo sont très bien assimilés. Laurence garde le même rythme sur "Evil", en injectant un soupçon d'agressivité dans la voix. Il élabore lentement mais sûrement son solo. Et la montée en puissance est vraiment épatante. Il maintient son attaque vocale sur "Touch your moonlight", un rockin' blues classique. Laurence et Sandi Thom, une jeune chanteuse écossaise (NDR : c’est la compagne de Joe Bonamassa !) se partagent le chant tout au long de "Don't look back", une ballade paisible. Caractérisé par ses accords de gratte empreints d’une grande sensibilité, "All I need" est une piste séduisante. De bon riffs inspirés par Jimi Hendrix voire Robin Trower alimentent le "Good morning blues" de Leadbelly, un blues/rock classique. Mr Jones force sa voix afin de rivaliser avec celle, tout à fait chatoyante, de Dana Fuchs, sur l’excellent "Can't get enough", un morceau signé par Mick Ralphs pour Bad Company. Pas facile de rivaliser avec cette chanteuse à caractère. Les accords de six cordes sont particulièrement fluides tout au long de "Set me free", un titre de pop/rock bluesy léger. L’elpee s’achève par "Stop moving the house", un rocker balisé par le piano de Julian Grudgings. Laurence Jones doit encore acquérir de la bouteille, avant d’enter dans la cour des grands.

 





 
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