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Brand new man

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 21 octobre 2016
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Lee Delray
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Né en Floride, Lee Delray a longtemps vécu à New York City. Il a eu l’opportunité de voir Pete Seeger et Elvis Presley en concert. C’est au cours des années 80, qu’il apprend à jouer de la guitare. Il y aborde aussi bien le heavy metal, le punk que la country. Puis, à l’écoute de Muddy Waters, Bo Diddley, Chuck Berry, Buddy Holly, mais également de BB King, Albert King et Luther Allison, il s’intéresse au rock’n’roll et surtout au blues. Il se convertit alors au blues/rock et décide alors de partir en tournée. Inlassablement. Il doit d’ailleurs attendre 2013 pour publier son premier opus, "570 – BLUES". Autoproduit, son deuxième, "Brand new man", vient donc de paraître. Lee compose l’essentiel de son répertoire. Lors des sessions, il a reçu le concours de sa section rythmique constituée du batteur Ken Conklin et du bassiste Scott Ward.

Véritable brûlot, "Meet my maker" ouvre les hostilités. La slide est bien réverbérée. La voix très présente. Une puissance naturelle émane de ce qui constitue –probablement– la meilleure plage de l’elpee. Qui ne recèle qu’une seule cover : "I’ll play the blues for you". Ecrite par Jerry Beach, cette compo avait permis à Albert King de décrocher un beau succès en 1962. Personnalisée, la nouvelle version inclut une partie déclamatoire assurée par un rappeur, avant que Lee ne se réserve un solo de bonne facture. "First string man" évolue dans un registre semblable. Mais c’est Young Chizz qui se charge de la partie rap, alors que Deejay Nogood se concentre sur ses platines. Du hip-hop-blues original ! La voix est autoritaire ; et débridée, trafiquée, une gratte s’invite dans le jeu de quilles. Blues/rock très classique, "Blues came callin’" est soutenu par une rythmique très solide. Delray est au micro. Et il remplit de sa gratte, tous les espaces, en égrenant de petits chapelets de notes bien senties, avant de s’autoriser un envol tout en puissance. "Love line" baigne dans le soul/rock. La voix est lumineuse. S’appuyant sur une rythmique funk, la plage met en exergue la six cordes, manifestement hantée par Duane Allman. Et c’est une heureuse surprise ! Slow/blues, "Cookin’ in my kitchen" fait un peu pâle figure. Faut dire que la voix de Lee manque de puissance. Dans ces conditions, difficile de s’éclater. Shuffle brûlant, "Hollar" se distingue par la slide bien affûtée. "Gotcha" libère une bonne dose de swing. Un blues dynamique abordé dans l’esprit de BB King. Bien construit, le solo de Lee décolle impeccablement. Dommage que la section rythmique soit aussi statique. Solide r&b, « Mine all mine » est une piste dansante. La voix colle bien au style et Delray signe à coup sûr un de ses meilleurs envols sur les cordes. Ballade country/roots, "Yesterday’s tears" clôt le long playing. La mélodie est accrocheuse. La voix, plus paisible. La section rythmique, différente. Lenny Hayden aux cordes acoustiques et Mike Smith à l’harmo y tirent leur épingle du jeu. Une finale qui ne manque pas de charme.

 





 
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