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Beck in black

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 22 novembre 2016
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Left Lane Cruiser
Blues/Roots
Alive Natural Sound / Sonic RendezVous

Left Lane Cruiser est déjà de retour. Réunissant le chanteur/guitariste/harmoniciste Frederic J. Evans IV et le percussionniste Pete Dio, le duo avait publié son dernier opus, opus "Dirty spliff blues", l’an dernier. Issu de Fort Wayne, dans l’Indiana, il nous propose, à nouveau, une forme de garage qui puise ses racines au sein d’un Mississippi blues inspiré par R.L Burnside, Junior Kimbrough et T-Model Ford, mais mijoté à la sauce punk ! Le tandem a signé chez Alive en 2007. Et ce "Beck in black" n’est pas un véritable nouvel opus, mais un recueil de morceaux qui remontent avant 2014 ; soit lorsque le drummer Brenn Beck, siégeait encore derrière les fûts. Certains datent même des débuts de LLC. Mais le plus intéressant procède de la présence de six titres inédits.

L’opus s’ouvre par "The pusher", un morceau signé par le chanteur folk Hoyt Axton et popularisé par Steppenwolf. Il avait même servie de B.O. au film "Easy Rider", en 1969. Le climat est paisible. L’adaptation est assez propre. Fred s’y distingue à la slide. Son vocal est particulièrement âpre. Issu de "Junkyard speed all", "Circus" macère dans le garage, une piste enregistrée en 2011. Evans chante frénétiquement et maltraite son bottleneck tout au long du country blues nerveux, "G Bob". Extrait de "Rock them back to hell", "Zombie blocked" baigne au sein d’une atmosphère terrifiante. La voix gémit. Les percus de Brenn Beck sont amples. Et il souffle comme s’il était à l’agonie, dans l’harmonica. Seules les cordes métalliques parviennent à s’évader de cet environnement constamment sous pression. Une voix lugubre hante "Chevrolet", une piste rehaussée par la présence de Jim Diamond, célèbre producteur issu de Detroit qui a notamment bossé pour Dirtbombs, White Stripes, Sonics et Fleshtones. "Sausage Paw" c’est le pseudo attribué à Brenn Beck. C’est aussi le titre d’une nouvelle plage. Le son est toujours aussi primaire. La slide vous pénètre subrepticement. Beck impose une rythmique hypnotique, tandis que débridées, les cordes d’Evans se libèrent. Subtilement tapissé par les interventions d’un clavier, "Bloodhound" est un autre inédit. Les riffs sont écrasants. Seule la slide parvient à se libérer de cette emprise. Une forme de punk sauvage et primaire alimente "Crackalacka". Le drummer pourchasse le vocal. La slide du leader est dévastatrice. Ecrasant, dense, "Hip Hop" figure sur l’elpee "Junkyard speed ball". Invité, James Leg se réserve les claviers ; et ses interventions surannées sont superbes. "Heavy" est tiré de "Bring yo’ ass to the table", le premier long playing publié chez Alive. Une piste redoutable, implacable et primitive, qui mérite bien son titre. "Maybe" est un autre fond de tiroir. Tour à tour tranchante ou déjantée, la gratte entretient un climat psychédélique. "Amy’s in the kitchen" colle parfaitement au style du duo. Un Mississippi blues au profil impitoyablement punk. Le long playing s’achève par deux compos inédites. Tout d’abord "Chicken". Reflétant une forme de mal-être, délirante, cette plage est hantée par une voix torturée. A vous flanquer des frissons partout. Enfin, une version instrumentale de "Juice to get loose", qui agrège cordes acoustiques et amplifiées. De quoi vous donner le coup de grâce !





 
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