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Takin’ & Givin’

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 27 janvier 2017
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Levee Town
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Issu de Kansas City, Levee Town est né en 2002. Aux commandes, trois chanteurs/compositeurs : le guitariste Brandon Hudspeth, le bassiste Jacque Garoutte et l’harmoniciste Jimmie Meade. Le trio vient d’accueillir un nouveau drummer, Adam Hagerman. Le premier opus du combo remonte à 2004. ‘Live’, il s’intitule "Snapshot". La suite a été enregistrée en studio ; soit "Unstable table", deux ans plus tard, "Levee Town", en 2009 et "Pages of Paperwork", en 2011. Et à chaque fois chez eux, à Kansas City, dans le Missouri.

Le titre maître ouvre la plaque. Bien texan, il est imprimé sur un mid tempo. Et Brandon étale déjà tout son savoir-faire sur les cordes. Il chante d’une voix fragile, le r&b "High flyin’ Mama", un morceau tapissé par l’orgue Hammond de Chris Hazelton. C’est la ligne de basse tracée par Jacque qui balise le tempo. Et la six cordes, tire parfaitement son épingle du jeu, dans l’esprit d’Albert Collins. Mr Garoutte amorce le Downhome blues "Kansas City women", en soufflant dans son harmo. Il impose également sa voix. Et les cordes s’autorisent un billet de sortie, dans un climat propice à la torpeur. Rockabilly parfaitement ficelé, "Mr.Jameson" se distingue par ses interventions de gratte virevoltantes. Elles comblent même tous les espaces, alors qu’Annie Walser donne la réplique aux ivoires. Sur le blues bien rythmé "Walkin’ down the road", Jaisson Taylor (NDR : c’est un ex-Little Hatch and The Houserockers) se consacre au micro ; et sa voix est bien assurée, alors que Hudspeth brille à nouveau sur ses cordes. Haggerman imprime le tempo de ses drums, sur le boogie savoureux, "You’re so hip", un titre qui s’inspire du célèbre "Shake your hips" de Slim Harpo. Empreinte de sérénité et de douceur, "I’m a damn good time" est une plage roots que chante Jacque en s’accompagnant à la slide ; et ses interventions sont à la fois de toute beauté et chargées de feeling, alors qu’aux ivoires, Annie Walser entretient un climat intimiste. Elle se consacre toujours au piano tandis que Jimmie Meade souffle dans son harmo sur le Chicago shuffle, "Charlie Brown", une piste tracée par la slide de Brandon qui passe en revue le célèbre riff d’Elmore James. Impeccable, la voix de Hudspeth se distingue par sa réserve naturelle. "I’m gone" change radicalement de style. Ce country/blues caractérisé par un recours constant au bottleneck bénéficie d’arrangements vocaux soignés. Excellent blues lent, "Sunday afternoon" est piloté par la voix puissante de Jaisson Taylor, invité pour la circonstance. Et Hudspeth en profite pour s’autoriser une sortie bien sentie. Jacque fait vibrer sa basse et la guitare est omniprésente tout au long de "Letter to my baby", une plage enlevée, très swing, proche du genre West Coast."Do-Si-Do" nous entraîne au cœur de la Louisiane. L’orgue, l’harmo –dont c’est la meilleure sortie– et la guitare entretiennent une atmosphère particulièrement étrange. Sans aucun, doute, l’un des meilleurs moments de la plaque. Jacque Garoutte se consacre au micro pour "Every day & every night", un autre downhome classieux. D’excellente facture, cet elpee s’achève par "El Grape", un instrumental coloré de jazz et de swing, exécuté par le trio de base. 

 





 
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