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No black no white just blues

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 18 octobre 2017
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Lightnin' Willie
Blues/Roots
Little Dog / Frank Roszak Promotions

De son véritable nom William K. Hermes, Lightnin' Willie est chanteur/guitariste. Originaire du Texas, il s’est cependant établi du côté de Los Angeles. Il a forgé son expérience sur les planches, d’abord en se produisant au sein des petits clubs locaux, puis sur les scènes internationales, à l’instar du Royal Albert Hall de Londres. Flanqué de ses Poorboys, il a publié plusieurs albums, au cours des années 90 et 2000.

"No black no white just blues" est paru chez Little Dog, le label du guitariste et producteur Pete Anderson, un personnage qui, dans le passé, a notamment bossé pour Dwight Yokham, Lucinda Williams et Michelle Shocked. Outre son concours comme instrumentiste, Anderson se charge d’ailleurs de la mise en forme. Lors des sessions, qui se sont déroulées au studio The Nest à Glendale, Willie a reçu le concours de nombreux amis musiciens.

Le son proposé par cet artiste est plutôt original. Imprimé sur un tempo nerveux, "Can't get that stuff" ouvre la plaque. Les ivoires de Dona Oxford sont bien mises en exergue, mais c’est la voix relativement corrodée mais cool de Willie qui émerge. "Eyes in the back of my head" élève le rythme. La voix colle de nouveau parfaitement au morceau. Pete Anderson souffle dans son harmo, alors que le solo de gratte permet au gratteur d’afficher tout son doigté. Blues lent classique, "Locked in a prison" est enrichi par les interventions au saxophone de Ron Dziubla, balisé par le piano de Dona Oxford et tapissé chaleureusement par l’orgue Hammond. "Sad 'n blue" nous entraîne en Louisiane. L'accordéon de Skip Edwards fleure bon le zydeco de cet état du Sud. Le vocal correspond remarquablement bien à ce type de blues feutré et nonchalant, proposé par l'artiste. Et il le démontre une nouvelle fois tout au long de "Note on my door", une plage caractérisée par une sortie parcimonieuse et réaliste sur les cordes. Des cordes qui se révèlent à nouveau intéressantes sur "Heartache", un swamp blues hanté par Slim Harpo. Blues/rumba aux accents exotiques, "Phone stopped ringing" nous transporte dans le Chicago Westside cher à Otis Rush. Jerry Olson procure l’assise rythmique à la compo, alors que la gratte parvient à allier sobriété et éclat. Ballade blues, "Thinking of you" fait penser à… B.B King. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Shake that snake", un boogie mené à la texane...

 





 
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