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Tennissippi

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 21 septembre 2016
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Little Boys Blue
Blues/Roots
Jaxon / Vizztone

Vingt ans déjà que JD Taylor (chant/harmonica) et Steve Patterson (slide) ont fondé Little Boys Blue. A Jackson, dans le Tennessee. Ils cherchaient à célébrer leur cocktail de blues (Memphis et Tennessee), rockabilly, rock ainsi que country. "Bad love", le précédent opus –le troisième– est paru en 2014 sur le label de Jimmy Exum, Jaxon. Taylor est soutenu par deux guitaristes (Alex Taylor et Tyler Goodson), un bassiste (Drive Mallard), un drummer (Mark Brooks) et un claviériste (Dave Thomas). Les sessions d’enregistrement ont été réalisées au célèbre studio Muscle Shoals, en Alabama. Dix des douze plages sont signées par le groupe. Elles sont essentiellement issues des plumes de JD et Alex Taylor.

Invité, Webb amorce "Tennissippi" à la slide, un blues qui navigue quelque part entre Memphis et le Mississippi. La rythmique est saccadée et nerveuse. La voix de Jo Taylor passe bien la rampe. Et ce dernier s’autorise un envol sur son harmonica avant de céder le relais à Alex sur ses cordes. Une sonorité de gratte distordue par une pédale prélude "Lights on", un R&B cuivré par les Alabama Horns. La rythmique d’Alex Taylor s’évade, puis c’est au tour de l’orgue Hammond de Dave Thomas, de l’harmonica et enfin, de la trompette de Ken Waters, de bénéficier de cette latitude. Rapide, "Pack it up baby" est également cuivré. Dave Mallard rejoint JD aux chœurs. A la moindre occasion, les musicos prennent un billet de sortie ; que ce soit la guitare, l’orgue, l’harmonica ou le saxophone de Bad Brad Guin. Et pourtant l’ensemble se révèle particulièrement homogène et chaque musicien se montre respectueux de ses partenaires. "If Id’a know" est un blues nonchalant. Tout comme "35 years", une plage qui ne manque pas de charme. Goodson se réserve une superbe sortie sur la slide, bientôt rejoint par Dave, passé au piano électrique. Et quelque part, cette compo rappelle le Little Feat de feu Lowell George. A cause de cette voix quelque peu nasillarde et puis des interventions de slide… Et comme pour la plupart des pistes de cet elpee, les musiciens n’hésitent pas à mettre le nez à la fenêtre ! La reprise du célèbre "Chtilins con carne" de Kenny Burrell est une plage instrumentale dansante, aux accents exotiques. Le piano électrique, l’harmonica, la trompette et enfin la guitare (NDR : non, ce n’est pas Carlos Santana) se distinguent par d’excellentes interventions. Un riff d’harmonica balise "Do you no wrong", un R&B captivant et dansant, au cours duquel, les deux sixcordistes prennent de superbes envols. Introduit par des sonorités d’harmonica créatives, "Smoke rings" est blues lent, tapissé d’orgue et de piano, et traversé par une slide. JD Taylor chante cette ballade, d’une voix chargée d’émotion. "Health insurance blues" opère un retour aux racines, un blues classique découpé dans les cordes acoustiques, alors que l’harmo épaule le chant. Bien qu’amplifié, "Wanna be your loving man" est un blues imprimé sur un tempo gracile ; et JD ainsi qu’Alex libèrent une nouvelle fois leurs cordes. Un processus qu’on retrouve sur le solide "Big pimpin sugar daddy Romeo", un titre au rythme soutenu, chanté passionnément par JD, qui permet surtout à Dave Thomas de tirer son épingle du jeu sur l’orgue Hammond. D’excellente facture, ce long playing s’achève par "Jackson", un instrumental qui met une dernière fois en exergue, le talent des différents solistes.

 





 
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