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How long ?

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 21 septembre 2016
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Little Mike
Blues/Roots
El Rob / Frank Roszak Promotions

Little Mike Markowitz est un chanteur/harmoniciste qui jouit d’une solide notoriété dans l’univers du blues. Natif du Queens, il passe aujourd’hui l'essentiel de son temps en Floride. Depuis sa tendre jeunesse, c’et un grand fan de Muddy Waters, John Lee Hooker et Paul Butterfield. En 1978, il monte sa formation, les Tornadoes. Au fil tu temps, elle aura l’opportunité d’accompagner des stars du Chicago Blues, comme Jimmy Rogers, Pinetop Perkins ou Hubert Sumlin. Le premier elpee de Little Mike and the Tornadoes, "Heart attack", remonte à 1990 ; il est paru sur le label  Blind Pig. En 2015, elle publie trois elpees : "Live at St Augustine Bluzfest", "Friday night", qui bénéficie du concours de chanteuse noire, Zora Young, et "Genuine legends", auquel participent les légendes Pinetop Perkins et Jimmy Rogers. Ce nouvel opus est exclusivement attribué à Little Mike. Réunissant 12 plages, dont 4 reprises, il a été enregistré au sein du studio Electric Lady, à New York. La plupart des morceaux sont instrumentaux ; ce qui n’est guère étonnant vu le talent des différents instrumentistes.

"Cotton Mouth" rend hommage à un souffleur mythique, James Cotton. Et Little Mike y étale toute sa virtuosité à l’harmo. Plus cool, "Moanin" est une compo signée par Bobby Timmons, un pianiste et vibraphoniste de jazz qui a milité chez les Jazz Messengers d’Art Blakey! Une autre cover du "Slam hammer" de Johnny Young, un des rares grands mandolinistes du blues. Et l’adaptation est dynamique, nerveuse même. Particulièrement lent, "Sam’s blues" est chargé de feeling. Mike double au piano. Parmi les plages impliquant le chant, on épinglera deux reprises. Tout d’abord le "How long" de JB Lenoir. Mike siège derrière le piano alors que Troy Nahumko distille de très belles phrases sur ses cordes. Derrière son micro, le leader est très expressif ; mais c’est surtout Troy qui tire son épingle du jeu. Classique d’Eddie Taylor, "Bad boy" est amorcé par les ivoires. Mike double à l’harmonica et au chant et sa voix semble dévorée par sa passion. A la gratte, que ce soit Troy Nahumko ou John Edelman, le résultat est tout à fait emballant! Endiablée, "Smokin’" est une piste imprimée sur le rythme du chemin de fer. Notre petit Mike s’éclate sur son harmonica ; et ses véritables coups de griffe évoquent un Rick Estrin au sein de ses Nightcats. La claque ! Vivifiant, "When my baby left me" est un Chicago blues classique, caractérisé par une excellente interactivité entre l’harmo et la guitare. La six cordes semble particulièrement inspirée tout au long du funky blues "Whatcha’ gonna do". Longue plage, "Now what Mama planned" est bien plus versatile. D’abord, elle baigne au sein d’une atmosphère dépouillée. On pénètre dans le Sud profond, et plus que probablement la Louisiane. Mais d’abord flemmarde, cette piste glisse progressivement vers un funk lustré. Très rythmique, la gratte s’évade ; alors que créatif, l’harmo s’aventure… La voix est nonchalante tout au long du Chicago shuffle "Tryna' find my baby". Mike s’y révèle une fois de plus maître du style et surtout de son instrument. Minimaliste, "Sittin' here baby" est un blues lent remarquable. Chargée d’une émotion intense, la voix est fragile. Elle est, en outre, talonnée par des interventions d’harmonica décharnées. Les notes alignées sont réduites au strict minimum, afin d’intensifier le feeling.

 





 
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