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Twist through the fire

Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 28 février 2017
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Lola Colt
Pop/Rock
Black Tigress / Konkurrent

« Twist through the fire » constitue le second opus de Lola Colt, une formation londonienne, au sein de laquelle milite une Suédoise. Au chant. En l’occurrence Gun Overbye. Dont la voix campe un hybride entre Grace Slick et Siouxsie Sioux. La musique de ce sextuor mêle pop, rock, psychédélisme (tout particulièrement celui pratiqué sur la West Coast, fin des 60’s, début des 70’s ; pensez à Jefferson Airplane), post punk (Siouxsie & the Banshee, of course), le garage noir (Nick Cave & The Bad Seeds, Gallon Drunk) et la bande sonore cinématographique pour western (Ennio Morricone, tout particulièrement). Le deuxième elpee du band recèle également des traces de musique traditionnelle hébraïque, mais aussi nord-africaine. Et si le résultat est toujours aussi sombre, il est surtout brillant.

Le groove peut se révéler mordant (le single « Gold »), les cordes de guitares sont souvent chatoyantes, évoquant tantôt John McGeoch (le mélodramatique Dead Moon Jeaporady ») ou Jesus & Mary Chain (le noisy « At war »). Discrètes mais efficaces, les interventions d’orgue empruntent autant à Manzarek (lorsqu’elles sont rognées), Nick Mason (époque « More »), David Balfe (Teardrop Explodes) qu’à Vincent Crane (Atomic Rooster). Et parfois même aux 80’s (Kraftwerk ?) Aucun point faible sur ce long playing, mais deux plages centrales. Tout d’abord le titre maître. 9’, quand même ! Une compo hypnotique, envoûtante, reptilienne, découpée en deux volets. Un peu comme si d’une flamme tremblante, le feu finissait par devenir rouge de colère. Le tout sur un tempo ‘motorik’. Puis « Moonlight mixing ». D’une durée de 7’, il est également construit en crescendo, parvenant à fusionner West Coast et folk israélien. Et se consumant lentement, le final « Kilimanjaro » (NDR : c’est également le titre du tout premier elpee de Teardrop Explodes, auquel Lola Colt semble également se référer) souffle une forme de psychédélisme exotique, mêlant cordes acoustiques et électriques, permettant à la voix de Gun de nager comme une sirène vengeresse, avant d’atteindre le but ultime. Une voix pourtant éthérée, un peu à la manière de Natasha Atlas, tout au long de l’ondulatoire « Moshko medecine ». Un must !





 
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