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Blue skies

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 21 septembre 2016
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Matty T Wall
Blues/Roots
Autoproduction / Frank Roszak Promotions

Matty T Wall est issu de Perth, en Australie. Au cours de sa jeunesse, il écoutait volontiers du metal, et tout particulièrement Metallica ainsi que Sepultura. Puis, il s’est intéressé à Eric Clapton et Stevie Ray Vaughan, avant de tomber sous le charme de la musique de Robert Johnson. Ce chanteur/compositeur/guitariste cherche avant tout à mettre en exergue son talent d’instrumentiste. Raison pour laquelle il a opté pour la formule trio, en s’appuyant sur une section rythmique constituée de Jasper Miller à la batterie et Stephen Walker à la basse, deux amateurs de jazz. "Blue skies" constitue le premier elpee du Kangourou.

"Burnin up burnin down" s’ouvre au son d’une moto pétaradante et nous plonge immédiatement au sein d’un rockin’ blues puissant mais teinté discrètement de cuivres. Le premier envol de Matty sur sa Gibson SG montre déjà tout son potentiel. La cover du "Am I wrong" de Keb Mo nous entraîne dans le Delta. Les percus sont primaires. Nerveuses et écorchées, les cordes s’emballent de nouveau. Blues lent mélodique, "Long gone away" bénéficie du concours de Gordon Cant à l’orgue Hammond. La voix de Matty est chargée de passion. Il dispense ses notes en y injectant un fameux feeling, digne de Joe Bonamassa voire de Gary Moore. Jasper Miller signe "Scorcher", un exercice instrumental au cours duquel il étale toute sa virtuosité sur ses fûts. Wall joue plus vite que son ombre ; comme Alvin Lee à ses débuts. Douce ballade, le titre maître conjugue cordes amplifiées et acoustiques, et se distingue par un travail vocal soigné. Le tempo s’élève et favorise un envol tout en sensibilité avant d’aboutir au sein d’un chœur gospel! Autre ballade, "This is real" baigne au sein d’un climat subtilement jazz, réminiscent d’un certain Robben Ford. Généreux, l’orgue de Gordon Cant sert de tremplin à la montée en puissance des cordes. Wall apprécie Jimi Hendrix ; et il lui rend hommage à travers une version de 12’ du célère "Voodoo Chile". L’orgue Hammond est toujours bien présent ; mais la solution sonore vire à la jam, une jam à la fois psychédélique, hypnotique, allumée et déjantée. Dynamique et caractérisé par ses variations de tempo, "Broken heart Tattoo" adopte un riff à la ZZ Top. Instrumental atmosphérique, "Smile" est une plage agréable, au cours de laquelle des cordes acoustiques épaulent la guitare solo du leader. De bonne facture, le premier opus de Matty T Wall s’achève par une version de "Hellhound on my trail" du mythique Robert Johnson. Et ce n’est pas une surprise. Le morceau macère au sein d’une ambiance morose. Au fil de la piste, la sèche devient de plus en plus nerveuse, alors que Jasper soigne tout particulièrement ses interventions aux percussions.

 





 
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