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61/49

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 28 mars 2013
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Mike Eldred Trio
Blues/Roots
RipCat / Frank Roszak Production

La formule trio jouit toujours de mes faveurs. Et pour cause, son impact est immédiat, tant dans l’univers du blues que du rock'n'roll. Le MET tourne inlassablement près de ses terres. C’est-à-dire du côté de Los Angeles, en Californie. Mike Elder en est le chanteur et le guitariste. Il excelle dans le domaine du rockabilly. On le considère même comme un spécialiste. Sa première idole, c’était Scotty Moore des Jordanaires, le backing band du King Elvis! Il avait tapé dans l'oreille de Brian Setzer et Lee Rocker. Il a d’ailleurs participé aux sessions d’enregistrement de deux elpees gravés par Lee Rocker. John Bazz est préposé à la basse (NDR : formidable nom pour un bassiste !) C’est un des fondateurs des Blasters, un remarquable combo de rockab’. Quant au drummer, Jerry Angel, également un des piliers du band, il a apporté son concours à un nombre incalculable d’artistes ; et notamment les Blasters, Brian Setzer, Doug Yoakam et Leon Russell. En 2012, MET avait enregistré "Elvis Unleaded", un long playing dont les 20 titres issus du répertoire d'Elvis Presley, avaient bénéficié de la participation du mythique Gene Taylor, au piano.

Mile Eldred nous entraîne d’emblée sur les rives du Mississippi. Il est d’abord seul pour chanter "Don't go down there", avant d’être rejoint, à l’instar des work songs de naguère, par les chœurs –féminins et masculins– de l’Emmanuel Church Gospel Choir. Les amplis sont ensuite branchés. Place alors au boogie instrumental, "Jake's boogie". "Louise" est un blues légèrement teinté de jump. Nous sommes à L.A. La plage swingue. Mike est rejoint par une deuxième gratte, celle d'un des ténors locaux du genre, Kid Ramos. Roots song, "Mr Newman" est à la fois cool et immédiat. Délicieuse, la six cordes adopte un profil proche de Mark Knopfler. Rockabilly boogie éblouissant, "She's a rocket" déménage littéralement. Les accords de piano d’Ike Turner sont sautillants. Il est insatiable derrière ses ivoires. Jeff Turmes tire son épingle du jeu au sax baryton. Ike est toujours au poste pour "Jimmy, Jimmy", un rock'n'roll infernal. Très lent, "Ruby's blues" est un blues instrumental réminiscent des exercices de style opérés par Ronnie Earl. Plus roots et laidback, "Ms Gayle's chicken house" est un autre instrumental. Il bénéficie de la collaboration de Scotty Moore en personne. Le rythme agite à nouveau "For a girl", une compo bien texane soutenue par Riley Osborne à l'orgue Hammond. Somptueuse ballade, "This old train" fleure bon le sud, mais du côté de la frontière mexicaine. Les arrangements vocaux sont savoureux. Cesar Rosas (Los Lobos) se charge des cordes acoustiques. Ce long playing privilégie manifestement le blues. Eldred est vraiment brillant tout au long d’"I ain't comin' back", une compo balisée par le riff de "Help me". Le swing développé par John et Jerry pousse Mike au sommet de son art, sur le west coast jump, "Looke here". "61/49" évoque le célèbre carrefour de Clarksdale, dans le Delta, au croisement des highways 61 et 49. Un ‘crossroad’ légendaire où le mythique Robert Johnson aurait vendu son âme au diable. Ce morceau rend hommage à Delta blues. Eldred se réserve le bottleneck. Sa voix est particulièrement expressive. Une œuvre d’excellente facture…

 





 
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