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Ergo Sum

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 21 octobre 2016
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Mike Sponza
Blues/Roots
Epops Music / Frank Roszak Promotions

Italien, Mike Sponza est chanteur/guitariste. Il a entamé son projet ‘Kakanik Blues’, en 2005. Objectif, réunir un max de musicos issus d’Europe Centrale. Aussi, lorsque l’album "Kakanic Blues 2.0" paraît en 2008, ce ne sont pas moins de 25 musiciens qui y apportent leur contribution ; et ils sont issus de pays aussi différents que l’Italie, l’Autriche, la Hongrie, la Serbie, la Croatie, la Bosnie, l’Irlande, l’Angleterre et les Etats-Unis. Il remet le couvert, dès 2011, en publiant "Continental shuffle". Cinq ans plus tard, il tente une nouvelle expérience. "Ergo Sum" (Trad : ‘Donc, je suis’) cherche à démontrer que les sources d’inspiration du blues sont l’amour, l’amitié, la famille et la politique, des sujets développés par Willie Dixon, Muddy Waters et Bob Dylan ; mais aussi qui alimentaient les anciens auteurs latins. A l’instar du héros légendaire romain, Horace le Borgne, ainsi que des poètes romains, Catullus, Martialis et Juvenalis. Soutenu par le talentueux Ian Siegal, Sponza a donc mis en musique ces anciens bardes. Les sessions se sont déroulées au sein des célèbres studios Abbey Road de Londres.

Tiré des ‘Satires’ de Horace, "Modus in Rebus" ouvre la plaque. La guitare est fluide. Le tempo, cool. La voix, grave et puissante. Dean Ross (NDR : il a sévi et sévit toujours au sein du groupe de ska, The Selecter) siège derrière l’orgue Hammond. Et pourtant, Mike laisse éclater ses cordes. Ian Siegal le rejoint pour exécuter "Carpe Diem". Il se sert d’un bottleneck. Imprimé par les percussions de Moreno Buttinar, le morceau nous entraîne du côté du Delta, alors que le billet de sortie est accordé au saxophone de Matej Kuzel. Et il tire à nouveau son épingle du jeu sur "Penelope", un blues lent qui ne manque pas de charme. Slide et gratte se conjuguent. Un brin graveleuse, la voix est surtout chaleureuse. Coécrite par Sponza et Dana Gillespie (NDR : une chanteuse britannique notoire), "The thin line" est une plage relaxante et atmosphérique entretenue par la trompette de Chris Storr, l’orgue Hammond et la sèche frottée par un bottleneck. Dana Gillespie se réserve le micro. Son timbre est jazzzyfiant. Longue piste, "See how the man" est sculptée dans le funk/jazz. Bien mise en exergue, la voix est déclamatoire, un peu comme dans le rap. Les cuivres cherchent à s’imposer, mais c’est la six cordes qui tire son épingle du jeu. Plus conventionnel, "Poor boy" opère un retour au blues rythmé ; un shuffle de bonne facture au cours duquel Sponza et Siegal se partagent les vocaux. Les musiciens sont à la fête. Et notamment Ian Siegal, intenable à la slide. Pourtant, les deux gratteurs se relaient régulièrement, alors que le piano de Ross et les cuivres balisent la compo. Un très grand moment ! Court, "Kiss me" est un morceau bien nerveux. La guitare bien amplifiée de Sponza et celle traitée par le bottleneck de Siegal sont parfaitement complémentaires. "Prisoner of jealousy" clôt l’elpee. Une ballade r&b lente et majestueuse que chante remarquablement Siegal, en manifestant une passion dévorante, devant les cuivres…

 





 
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