Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

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Today

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 02 septembre 2008
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Mike Zito
Blues/Roots
Electro Groove / Coast to Coast

Delta Groove est probablement le label blues le plus branché actuellement. Admirablement structurée, il bénéficie d’un site web particulièrement attractif. Les sorties sont régulières et au cours des derniers mois, il s’est doté d’un label satellite : Electro Groove. Davantage ouvert à l’univers rock, il a signé Ana Popovic, puis Jason Ricci. C’est au tour de Mike Zito de rejoindre la boîte. Issu de Saint Louis, ce jeune chanteur/guitariste/compositeur voue une admiration pour des gratteurs notoires. En l’occurrence Hendrix, Clapton, Stevie Ray Vaughan et… Van Halen! Et en matière de chant et d’écriture, il apprécie Neil Young, Mick Jagger, Johnny Cash et John Hiatt. A ce jour, il comptait quatre albums personnels à son actif : "Blue room" en 1996, "America's most wanted" en 99, "Slow it down" en 2004 et "Superman" en 2006. « Today » constitue donc son cinquième.

Randy Chortkoff a ouvert toutes grandes les portes des studios FX à Los Angeles. Il a confié la production à David Z et lui a collé un adjoint : Tony Braunagel. L’ex-musicien de Taj Mahal et du Phantom Blues Band se charge, en outre, des drums. Hutch Hutchinson, musicien de Bonnie Raitt, se réserve la basse et Benmont Tench (NDR : il a fondé les Heartbreakers en compagnie de Mike Campbell et Tom Petty), les claviers.

Dès les premiers accords du morceau d’ouverture, "Love like this", on se prend au jeu de Zito. Il possède une superbe voix. Très personnelle aussi. Cette plage passe bien la rampe. Un service gagnant, puissant et très rythmé susceptible de rappeler Bruce Springsteen. Notamment à cause des répliques féminines formulées par Teresa James et Ce Bullard. "Superman" évolue au sein d’une atmosphère plus blues. Les arrangements pop/funk lorgnent vers Clapton. Cependant, voix et mélodie affichent un charme indéniable. L'opus est homogène. Ce qui s’explique surtout par le style très caractéristique de Zito. La qualité instrumentale est également au rendez-vous. « Holding out for love » en est une belle illustration. Le monde de Mike est également empreint de douceur. Cette douceur peut même se révéler d’une simplicité désarmante. Mais aussi d’une beauté incomparable. A l’instar de "Little Red Corvette", une compo signée Prince, que Zito susurre d’une voix soul blues très expressive. "Universe" s’inspire davantage de Hendrix. Mais un Hendrix visionnaire. Une invitation au voyage, au cours duquel on assiste à une superbe partie de cordes… Le blues est plus présent sur les morceaux suivants. Et tout d’abord sur "Blinded", une plage abordée dans un style laidback raffiné ; quoique paradoxalement proche de Carlos Santana, vu le style de percussions proposé par Braunagel. Et la même recette est reproduite pour "No big city". Blues lent, presque classique, "Slow it down" est sculpté par les accords dramatiques de la guitare. Contaminé par le funk, "Deep down in love" est balisé par un riff rythmique. Ce qui n’empêche pas la guitare de s’autoriser des dérapages contrôlés. Les lignes directrices de "Dirty things" sont tracées suivant un profil très Chicago Westside. Mitch Kashmar est venu renforcer l’équipe à l’harmonica. Faut dire qu’il relève de l'écurie Delta Groove. Autre plage funkysante, "Hollywood" est cuivrée par les excellentes interventions de Joe Sublett et Darrell Leonard, alors que la six cordes emprunte les accents de Stevie Ray Vaughan. Enfin, la voix de Zito crache ses dernières cartouches sur la ballade indolente, "Time to go home".

 





 
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