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Stormy water

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 19 janvier 2016
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Murray Kinsley & Wicked Grin
Blues/Roots
Phoenix / Sarah French Publicity

Murray Winsley & Wicked Grin nous vient de l'Ontario au Canada, une formation qui a décroché un ‘Maple Blues Award’ comme meilleur groupe, en 2014. Au cours de la même année, elle a également représenté la Société de blues d'Ottawa à l'International Blues Challenge de Memphis. Son premier opus, "Shame on me", ne date que de 2013. Murray Kinsley en est le leader, mais surtout le chanteur et guitariste. Il signe dix des onze plages. Le line up de Wicked Grin réunit le bassiste Leigh-Anne Stanton (NDR : un Montréalais !), le drummer Liam Melville et le chanteur/harmoniciste Rod Williams. Lors des sessions d’enregistrement, c’est Alain McCann qui s’est chargé des claviers. 

"Dance Pretty Mama" démarre sur les chapeaux de roues. L’énergie libérée est digne du band mythique insulaire Dr Feelgood, lorsque le regretté Lee Brillaux y sévissait encore. Rod souffle comme un possédé dans son  harmonica. Manifestement, la démarche et la présence de ce combo sont proches de celles des bands rock du milieu des seventies. "By my side" est imprimé sur un tempo moins enlevé. L’atmosphère s’y révèle bien plus festive ; d’ailleurs harmo et gratte s’y promènent en toute décontraction. Murray a sorti son bottleneck pour amorcer "Shine", au cœur du Delta. Miss Vivian Kinsley et son époux chantent sur une rythmique dynamisée par les percussions tribales de Liam. Excellent ! Wicked Grin libère toujours une fameuse dose d’énergie, tout au long de la reprise d’"Everybody oughta make a change" de Sleepy John Estes. Indolent, "Evil coming round" baigne au sein d’un climat étouffant. L'harmonica crie son désespoir. Les cordes de Murray montent progressivement en puissance, au cœur d’une intensité dramatique constante. Coup de boost asséné à "I'm mad". Soutenues par les interventions solides de la basse de sa partenaire, Leigh-Anne Kinsley, les cordes de Kinsley vibrent et s’enfoncent dans le délire. Rock'n'roll, "Fast fast car" est idéal pour aborder la route au volant de bolides. La slide est en effervescence tout au long de "Death if you find me", une plage qui nous replonge dans le delta. Blues/rock, 'Talk is cheap" met en exergue les échanges entre la guitare et l'harmonica. L’orgue Hammond de McCann colore "You're gone", une composition mélodieuse et chargée de feeling. "Let me love you" clôt l’elpee, un plage explosive au cours de laquelle Rod Williams ne tient plus en place et fait chauffer à blanc son instrument !

 





 
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