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Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 05 janvier 2017
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Nancy Wright
Blues/Roots
Vizztone

Originaire de l’Ohio, Nancy Wright a connu pour mentor le célèbre Lonnie Mack. C’est cependant sa très longue carrière accomplie dans la Bay Area de San Francisco qui l’a révélée au monde entier. En effet, il est rare de rencontrer une femme saxophoniste qui force ainsi le respect. On la compare d’ailleurs volontiers aux incontournables souffleurs que sont Junior Walker, Gene Ammons ou King Curtis.

Le long playing s’ouvre par le funky "Why you wanna do it", une compo signée Willie Harper. Son intervention au sax ténor est remarquable. Soutenu par des chœurs féminins, cette plage est interprétée par Wee Willie Walker, légende de la Memphis soul ; et sa voix est puissante. Nancy chante autoritairement "I got what it takes", un Chicago blues issu de la plume de l’inévitable Willie Dixon. Tommy Castro, gratteur issu de San Francisco, prend son billet de sortie et rivalise avec le honky saxophone de Nancy Wright. Victor Wainwright (NDR : ce célèbre pianiste/compositeur est né à Savannah, en Georgie, mais vit aujourd’hui à Nashville) a écrit le West Coast Jump, "Yes he do". Et il siège derrière les ivoires pour sa compo. Qui transpire de swing. Comme la guitare de Kid Andersen, la basse de Joe  Kyle Jr et les percussions de J. Hansen. Instrumental, "Blues for the Westside" est signé par le génial souffleur de Howlin’ Wolf, Eddie Shaw, une compo inspirée par le célèbre quartier du Westside à Chicago. Et Joe Louis se fend d’une intervention brillante aux cordes. "Been waiting that long" opère un retour au funky R&B. C’est son ami, le regretté Lonnie Mack, qui en est l’auteur. Et c’est un autre ancien vocaliste sur le retour, Frank Bey, qui se consacre au micro. Miss Wright illumine un autre instrumental, "Trampled" de son saxophone, une piste tapissée par l’orgue de l’ex-Robert Cray Band, Jim Pugh. Elle chante aussi le gospel sur le "Satisfied" de Martha Carson, devant les chœurs du Plymouth Church of Jazz and Justice Choir et les cordes inspirées de Kid Andersen. Mais également le jump bien rythmé "Cherry Wine". Une composition de Henry Glover, que Little Esther Phillips avait traduite en hit, dans les années 50. Terrie Odabi est une amie qui nous vient d’Oakland, en Californie. Cette dernière se réserve le micro –et son intervention est impeccable– sur "Warranty", un morceau particulièrement jazzyfiant. "There is something on your mind" est une autre ballade instrumentale lente issue de la plume d’un autre saxophoniste de génie, Big Jay McNeely, l’un des ces 'ténor hurleurs', toujours bien vivant à 89 balais. Les échanges entre le sax et la slide d’Elvin Bishop sont un pur bonheur. Le guitariste Mighty Mike Schermer impressionne par sa créativité tout au long d’un autre instrumental, "Back room rock". Et les solistes qui lui succèdent se révèlent aussi talentueux. Que ce soit Chris Burns derrière son orgue, qu’il joue dans l’esprit de Jimmy Smith ; et, bien sûr, Nancy Wright. "Soul Blue" clôt ce long playing. Une piste cool magnifiée par l’envol spectaculaire d’un autre gratteur californien, Chris Cain, suivi par une dernière sortie opérée par la géniale Nancy. Et excellente, la mise en forme a été réalisée au studio Greaseland, à San José.

 





 

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