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Sunday night losers (Ep)

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 24 juillet 2013
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Nasty Panda
Pop/Rock
FGP Music

Ce jeune quartet belge est né 2011. Fondateur, Mic Palmieri en est le chanteur/guitariste et compositeur. Il est soutenu par le claviériste Jonathan Dehas, le bassiste Thomas Halter et le drummer Naïm Schneyders. Ce disque réunit 6 plages. Certains le considéreront comme un mini-elpee, d’autres come un Ep. C’est comme vous voulez ! Six plages, dont la dernière propose une version radio de la première. Les musiciens ne se débrouillent pas trop mal. Pas des virtuoses de la technique, mais l’ensemble tient la route. Les compositions trempent dans un pop rock plutôt agréable à écouter. Sur l’illustration de la pochette, on dénombre quatre musicos. Mais à l’intérieur du booklet, on en renseigne un de plus. En fait, il s’agit de Francesco Palmieri qui double son frère à la guitare. Les musiques sont signées par Mic Palmieri, les lyrics Tom Halter, à l'exception de "Why don't you do right", issu de la plume de Joe McCoy.

Cordes acoustiques et harmonica (NDR : celui de Jonathan) lancent "Sunday night loser". Mic chante. Il est épaulé par Miss Mélanie Dermont. La musique est rythmée, accessible, pop, curieusement ponctuée par le commentaire de Rodrigo Beenkens, commentaire immortalisé lors de la finale du championnat du monde cycliste sur route de 2012, course au cours de laquelle Philippe Gilbert n'était pas un loser, mais bien un Sunday winner! Une guitare largement amplifiée ouvre "1984". Jonathan est passé au piano électrique. La mélodie ne manque pas de charme, les arrangements sont soignés et la production est soucieuse du détail! Une plage harmonieuse au sein de laquelle acoustique et électricité font bon ménage. "Marylyn" opère un changement radical de style. Imprimée sur un tempo très lent, cette chanson d'amour est bien plus proche du blues. La voix de Mic a un vécu qui donne de l’intensité à la plage. Les sonorités de gratte sont chatoyantes. Les percussions de Naim sont bien mises en exergue sur "Spit in my eye", une piste aux accents latino, exotiques, caractérisée par ses changements de tempo, que parachève des accords guitare fuzz. Ballade R&B, "Why don't you do right" bénéficie d’arrangements délicats, limpides, une compo qui agrège cordes électrifiées et acoustiques. Nasty Panda achève la plaque par une version plus tendre de "Sunday night loser", mais toujours parcourue par les propos de notre bon Rodrigo. Le potentiel de Nasty Panda est manifeste. Il se double même d’une passion certaine. On attendra cependant de voir si le band est capable de les mettre au service d’un véritable long playing…

 





 
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