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From the root to the fruit

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 14 septembre 2016
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Nick Moss Band
Blues/Roots
Blue Bella / Robbie Klandermann Promotions

Issu de Chicago, Nick Moss est chanteur/guitariste. Agé de 76 balais, il a longtemps drivé ses  Flip Tops, qu’il a reconvertis, dès 2009, en Nick Moss Band. Très tôt, Moss avait créé son propre label : Blue Bella. "From the root to the fruit" est un double elpee. Il s’agit déjà de son douzième. Une plaque est consacrée au "Roots", puisqu’elle puise dans ses racines blues. Et l’autre, baptisée "Fruits", à sa création actuelle, consécutive à l’évolution de sa propre vision musicale. Il a bien sûr reçu le concours de son backing group, en l’occurrence Michael Ledbetter au chant et à la guitare rythmique, Patrick Seals à la batterie, Nick Fane à la basse et Taylor Streiff, aux claviers. Quelques amis ont été invités à rejoindre la troupe lors des sessions d’enregistrement. 

Sous-titré "Roots", le premier cd réunit des compositions signées Moss et Ledbetter ainsi que des reprises de Junior Wells et d’Elmore James. La musique s’inspire du Chicago blues d’après-guerre, mais aussi du Texas blues ainsi que du Mississippi blues des années 40 et 50. La musicalité est irréprochable. Et les compos sont indiscutablement d’excellente qualité, surtout dans le registre du blues de Chicago.

"Fruits" implique les mêmes acteurs et compositeurs. Mais s’écarte quelque peu du chemin tracé par les bluesmen traditionnels, s’inspirant davantage d’un maître gratteur, l’incomparable Peter Green.

"Before the night is through" ouvre idéalement le long playing. Ledbetter chante d’une voix purement soul. Les lignes tracées par la guitare sont superbes. Et Nick est tout aussi brillant sur "Make way for me", un Memphis R&B au cours duquel Sax Gordon Beadle souffle –évidemment– dans son saxophone. Moss chante son "Dead man’s hand", un blues imprimé sur un tempo enlevé, entretenu par le piano alerte de Streiff, et le sax tout en effervescence de Beadle. Inspiré par Muddy Waters, "From the root to the fruit" baigne dans le Chicago Southside. Otis Spann se réincarne en Streiff. Nick expire dans l’harmo et libère encore de bien belles phrases sur ses cordes. Blues lent, "Symone" émarge au même style. Taylor est passé à l’orgue pour "Lost and found", un autre blues lent, abordé dans l’esprit de BB King. Impeccable ! Le disque recèle trois plages instrumentales de toute bonne facture : "Haymarket hop", "Rump Rash" et "Cold sore". Moss adapte impeccablement le "Long tall woman" d’Elmore James. Et le jeune prodige Jason Ricci se réserve l’harmonica sur "The woman I love".

La seconde plaque s’étale sur près de 80’. "Catch me I’m falling" entame le bal. Le son est plus contemporain. Ledbetter est derrière son micro. L’orgue s’impose alors que largement amplifiée, la gratte s’autorise certaines libertés. Elle devient même aventureuse tout au long du plus funky "Jupiter Florida". Et devient même versatile, quoique bien maîtrisée, sur "Breakdown", une piste qui met bien en exergue les percussions de Patrick Seals. Blues lent, "Serves me right" est judicieusement sous-titré "Space Jam". Et pour cause Moss prend le temps et l’espace de développer de longues improvisations. Il modifie les sonorités de ses cordes à l’aide de ses pédales, bientôt talonné par son claviériste. Et ce dernier poursuit ces expérimentations sur "Ta Ta for Tay Tay" au sein d’un climat jazzyfiant. Un climat qu’on retrouve sur "Free will", mais en plus cool. Streiff siège derrière le piano électrique. Partagées entre Nick Moss et David Hidalgo de Los Lobos, les parties de guitare sont un nouveau régal pour les oreilles. Nick est épaulé par deux choristes, Tina et Lara, sur "Grateful", une plage bien balancée. Délicate, la voix de Ledbetter est encore bien mise en exergue tout au long de la jolie ballade "Shade tree". Mais également sur un dernier blues lent intitulé "Stand by", une compo superbe ponctuée par une envolée de Nick Moss, chargée de feeling. "Speak up" ne dénote pas dans l’atmosphère qui baigne ce deuxième volet. Instrumental, "Heavy water" clôt ce long playing. Moss en profite pour se réserver une dernière sortie sur ses cordes, mais en s’inspirant manifestement de Carlos Santana.

 





 
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