Live in Kansas City

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 27 aoűt 2017
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Nick Schnebelen
Blues/Roots
Vizztone

Ce chanteur/guitariste est issu de Kansas City. Il avait déjà rencontré du succès, lors de son aventure vécue au sein du Trampled Under Foots, un groupe familial qui impliquait sa sœur Daniele et son frère Chris. Le band avait d’ailleurs remporté l'International Blues Challenge de Memphis, en 2008, et décroché deux Blues Music Awards, en 2014. Après la séparation de TUF, Nick monte alors son propre band. L’an dernier, il avait publié "Live at Knuckelheads – Vol 1", un album qui préludait la sortie d’une suite. Sous-titrée "Live at Knuckleheads Saloon December 3 2016", elle est parue en avril dernier. Le Knuckleheads Saloon est une salle de concert, sise à Kansas City, dans le Missouri, qui peut accueillir 600 personnes, mais qui jouit d’une solide réputation dans l’univers du blues. Depuis l'an dernier, le line up du band a changé. La chanteuse est partie et le bassiste a été remplacé par Adam Hagerman. Cliff Moore est cependant toujours préposé aux drums. 

Blues lent classieux, "Fool" ouvre le set. Naturellement autoritaire, la voix de Nick passe aisément la rampe. Mais c’est avant tout un remarquable soliste. Il incarne à merveille le power blues trio qui laisse au guitar hero les commandes! Légèrement soul, "Pay in my mind" est imprimé sur un mid tempo ; un morceau ponctué par une sortie remarquable des cordes. Une nouvelle démonstration de technique évoluée émerge de l'arrangement aventureux pratiqué sur "Herbert Harper's Free press news", une compo qui figurait sur l’opus anachronique de Muddy Waters, "Electric Mud", paru en 1967. Il était considéré, à l'époque, comme l’œuvre psychédélique du grand bluesman. Signé par la famille Schnebelen, "You call that love" s’inspire du Westside de Chicago, un remarquable blues lent caractérisé par les accords de gratte parfaitement maîtrisés, tout en retenue, afin d’en concevoir de nouveaux, tout aussi créatifs. Les percussions de Moore introduisent "Bad woman blues", une plage qui nous entraîne dans le Delta et au cours de laquelle la slide s’autorise une intervention remarquée. Produit et composé par Tony Braunagel, ce titre figurait sur "Wrong side of the blues", un LP gravé par TUF. Passé à la slide, Nick se déchaîne. Il nous réserve une version fulgurante et implacable du "Mean Town Blues" de Johnny Winter, manifestant la même rage vocale que l'albinos texan. A nouveau issu du répertoire de TUF, le boogie offensif "Johnny Cheat" se charge d’intensité et devient carrément incandescent. "Bad disposition" opère un retour au blues lent chargé d’accents dramatiques, hendrixiens… Plus paisible, "School night" baigne au sein d’une ambiance swing jazz nightclubbienne. Un climat qu’on retrouve lors de la finale instrumentale "Conformity Blues", et dont l’approche est digne des prestigieux solistes de l’Allman Brothers Band, Duane Allman et Dicky Betts. Epatant!

 





 
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