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Fantasizing about being black

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 27 aoűt 2017
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Otis Taylor
Blues/Roots
Inakustik / Coast Company

Agé de 69 balais, Otis Taylor est né à Chicago. Ce chanteur/compositeur/multi-instrumentiste (guitare, banjo, mandoline et harmonica) a été, à de nombreuse reprises, nominé aux ‘Blues Music Awards’. "Hey Joe opus red meat", son précédent opus, avait été très bien reçu par la critique. Otis possède son propre style. Ce n'est pas l'archétype du bluesman de Chicago. Ce "Fantasizing about being black" (Trad : ‘fantasmer sur le fait d'être noir!’) en dit long sur ses sources d'inspiration. Suivant son habitude, il s’est entouré d'excellents musiciens, lors des sessions d’enregistrement.

Otis entame les hostilités par un titre original. Très roots, "Twelve string mile" se distingue par son approche fouillée. Jerry Douglas se consacre à la guitare lap, Larry Thompson, la basse, et Ron Miles, la trompette. Armé de sa sèche, Otis chante d’une voix nerveuse. "Walk on water" s'exprime dans un même décor. L’'artiste et ses cordes acoustiques entrent en dialogue, face aux roulements frétillants des fûts de Larry et, une fois encore, la trompette. Ce qui provoque une transe aux effets hypnotiques. Taylor est passé au banjo pour le plus ethnique "Banjo Bam Bam", une compo relatant l'aventure d'un esclave afro-américain qui perd l'esprit. Et bien que discret, le violon d’Anne Harris amorce une autre transe. L'amplification prend le pouvoir. Les cordes de gratte se densifient, dérapent et tournent en boucle, comme pour reproduire l’aventure vécue par cet esclave. Ron Miles revient une dernière fois souffler dans sa trompette pour dépeindre "Jump Jelly Belly", un épisode de la dernière guerre mondiale. Imprimé sur un tempo lent, "Tripping on this" en revient à du blues plus classique. Taylor chante d’une voix grave et chaleureuse, armé de son banjo électrique, tout en développant une intensité dramatique réminiscente du John Lee Hooker d'une autre époque. La suite est à nouveau généreusement amplifiée. A l’instar de "Jump out of line", un excellent boogie qui relate l'angoisse des marcheurs qui luttent pour les droits civils! De "Roll down the hill", au cours duquel Otis, aux cordes électriques, est épaulé par Larry Thompson et Todd Edmunds. Et encore du rayonnant "Just want to live with you". Le long playing s’achève par le tendre "Jump to Mexico", une piste qui raconte la sombre histoire d'un noir qui doit fuir au Mexique pour éviter la mort. Et c’est la lap guitare de Jerry Douglas qui apporte de la couleur à cette très jolie mélodie… 

 





 
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