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New Tales

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 18 avril 2014
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Ozma
Metal/Prog/Noise
Juste Une Trace

Les musiciens d’Ozma se sont rencontrés en fréquentant l’Académie Musicale de Strasbourg. Et en 2001, ils décident de monter un groupe. Un quartet réunissant le saxophoniste David Florsch, le guitariste Adrien Dennefeld, le bassiste/claviériste Edouard Séro-Guillaume et le drummer Stéphane Scharlé. Le groupe signe l’intégralité des morceaux de ce "New tales", qui raconte le voyage fantaisiste de Jim, l'étrange compagnon fictif rencontré naguère sur la route de Santiago de Compostelle et qui a participé aux différentes expériences du groupe. La formation considère sa musique comme le fruit de la rencontre entre fanfare mutante et une jungle sonore. D’une manière plus prosaïque, on pourrait la considérer comme de la prog sérieusement contaminée par le jazz et l’électro. Leur premier opus, "Electric Taxi land", est paru en 2007. Le second, "Strange trafic", en 2009. Et "Peacemaker", en 2011. Quoique essentiellement instrumentale leur expression sonore ne manque pas de charme…

Caractérisé par sa chouette mélodie, "Awakening" ouvre l'opus. Le saxophone mène les débats face à une rythmique qui glisse parfaitement sur les enchaînements. "The launch" est une plage rafraîchissante. David Florsch souffle aisément dans son instrument tout au long de ce titre de jazz moderne qui passe bien la rampe. Le tempo s’élève pour "Wide and open", une compo traversée de bruitages électroniques. La progression rythmique est irrésistible et les changements de tempo sont susceptibles d’évoquer King Crimson, même si l’approche demeure personnelle. Et sur cette piste, c’est la basse d'Edouard qui guide ses partenaires. Plus prog, "Belouga" baigne dans l’esthétisme et la sérénité. Des claviers introduisent cette compo réminiscente du Floyd circa 70’s, malgré le recours aux synthés. Des bruitages se mêlent aux percus de Stéphane sur "The drive". Accessible et même accrocheur, "The walk" trempe dans l’ambient. "Supertanker" marque le retour du saxophone. Une piste complexe, déchirante, un peu free, même si on se rend bien compte que tout est parfaitement maîtrisé comme chez Robert Fripp. Plus paisible, "Dark city" se nourrit de jazz rock. Exquis ! L'orgue cède le témoin à la guitare. Un titre hanté par le légendaire Frank Zappa, même si on est ici plus très loin de la fusion jazz-rock instituée par Weather Report… David reprend la direction des opérations sur "Monsters". Il explore un thème free jazz. Ses interventions au saxo me rappellent cependant Dave Jackson, souffleur émérite du Vandergraaf Generator. "Rest and rebirth" (le repos et la re-naissance) retrouve un peu de douceur. Très intéressant, cet opus s’achève comme il avait commencé, par "Tales of Jim", une plage à la mélodie agréable conduite par le saxophone…

 





 
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