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Relentless

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 22 novembre 2016
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The Paul Deslauriers Band
Blues/Roots
Big Toe / Frank Roszak Promotions

Canadien, Paul Deslauriers est un chanteur/guitariste de power blues/rock. Son backing group est constitué d’une section rythmique ; en l’occurrence le bassiste Greg Morency et le batteur Sam Harrisson. Cette année, il a représenté sa société de blues locale à l’International Blues Challenge de Memphis. Et le trio s’est classé à la 2ème place sur 119 artistes participants. Eponyme, le premier elpee du PDB est paru en 2014. La formation signe les dix plages de ce "Relentless".

Dès les premiers accords de "Stewtro Rock", on est littéralement secoués par la vigueur et la densité de l’expression sonore. La formule trio y est sans doute pour quelque chose. Il remplit bien l’espace. La section rythmique est terriblement efficace. Si Greg se sert d’une basse comme d’une guitare, sa ligne est toujours bien en phase avec celle du drummer. Cette rampe de lancement est idéale pour laisser s’éclater le leader sur ses cordes. Boogie, "I’m your man" est imprimé sur un Diddley Beat. Sam brille derrière ses fûts. La voix de Paul est naturellement puissante. Elle dialogue constamment avec sa gratte, dont les accords sont nerveux. "Ten feet tall" est toujours aussi percutant. Le band s’y révèle particulièrement homogène. La ligne mélodique est très accrocheuse. Quelque part, le PDB me rappelle ici Boston. Et notamment quand il remplit tout l’espace disponible. En finale, la six cordes –quelque peu ravagée et déjantée, mais bien maîtrisée– prend son envol. Le tempo décélère quelque peu sur "Still under my skin". Probablement la piste la plus blues. L’ombre du trio texan ZZ Top plane. Cependant, la voix de Deslauriers est à la fois harmonieuse quoique autoritaire. Et son envol monte longuement en crescendo. Paul n’est manifestement jamais à court d’idées. Une claque ! Le leader se sert également du bottleneck. Il y recourt en slide sur "Wipes away your sin", un morceau dominé par les percus de Harrison. Le développement de cette plage ne manque pas de charme. A cause de la voix, lors du refrain, ainsi que de la libération ultime des cordes. "Up in thé air" ralentit la cadence. Un rock’n’roll bluesy classieux, au cours duquel le chant, très expressif, s’impose naturellement. Et sous la contrainte, sa slide –puissante et créative– se met à gémir. Le spectre de ZZ Top hante encore "We just might", un boogie enlevé et fluide. Et les soli de Paul passent de nouveau en force, littéralement propulsés par sa dream team rythmique. Blues lent, "If I still had you" était attendu au tournant. Les interventions parcimonieuses et bourrées de feeling de Deslauriers entretiennent un climat plutôt dramatique. Découpé en deux fragments, "Gonna make you move" clôt l’opus. Rythmiquement funky, le premier volet est marqué au fer rouge par la frappe sur les peaux de Sam, mais aussi accorde un billet de sortie à la basse de Greg. Et c’est amplement mérité ! Le deuxième est plus paisible mais l’instrumentation est davantage élaborée. Paul en profite, une dernière fois, pour se libérer sur ses cordes, en accordant un superbe mais aussi singulier solo. Remarquable !

 





 
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