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Lost in Paris

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 15 mars 2017
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Paul Personne & Lost in Paris Blues Band
Blues/Roots
Ear Music / V2

Célèbre au sein de l’Hexagone, Paul Personne est un chanteur de blues/rock. Cet artiste français a entamé sa carrière au cours des années 70. Il a ainsi notamment milité chez Bracos Band et Backstage. Il embrasse une carrière solo pendant les eighties. Et décide de chanter son blues, dans la langue de Voltaire. Il publie son premier elpee, "Faut qu’ça bouge", fin 1982, sur CBS. Depuis, Paul a gravé de nombreux albums ; dont le dernier, "Electric Rendez Vous", est paru en 2015. Entre-temps, il a participé à l’enregistrement d’un LP d’Eddy Mitchell, "Rio Grande" et au concert du cinquantième anniversaire de Johnny Halliday. L’an dernier, le célèbre guitariste Jean-Felix Lalanne avait organisé une tournée baptisée ‘Autour de la Guitare’, réunissant des artistes issus du monde entier. Mais une dizaine de concerts seront annulés, laissant des hautes pointures en matière de cordes, désœuvrées dans la capitale. Ce qui explique ce titre "Lost in Paris". Mais Personne n’a pu arrêter Paul dans son projet de réunir ces artistes aux parcours si différents ; et de les retrouver trois jours durant, au sein du studio Ferber, à Paris. Ainsi, le Lost in Paris Blues Band venait ainsi de naître. Outre Paul Personne, le line up implique de remarquables musicos yankees. Et tout d’abord, le gratteur Robben Ford, apprécié autant dans l’univers du blues, du jazz que du rock. Ron ‘Bumblefoot’ Thal, ensuite. Il a longtemps été l’un des deux solistes de Guns N’ Roses (NDR : alors que Slash n’y était plus), puis de Art of Anarchy. John Jorgensen, encore. Ce multi-instrumentiste, préposé pour la circonstance aux claviers et à la guitare, a participé aux aventures du Desert Rose Band et des Hellecasters. Il a également contribué, comme musicien de tournée, aux périples d’Elton John, de Bob Dylan et Bonnie Raitt. Beverly Joe Scott est également de la partie. La chanteuse bruxelloise assure les backing vocaux féminins. Quant à la section rythmique, elle implique des musiciens chevronnés issu d’outre-Quiévrain ; en l’occurrence le bassiste Kevin  Reveyrand et le batteur Francis Arnaud.

Le tracklisting a été sélectionné au sein d’un répertoire de classiques du blues et rock. Chicago a cependant été privilégié, puisque y figurent des titres signés Willie Dixon, Muddy Waters, Howlin’ Wolf et Elmore James. Mais d’autres le sont par des artistes notoires, tels que Bob Dylan, Bobby Womack, Tom Waits, Bob Seger ou encore Janis Joplin. On a ainsi l’impression d’assister à une jam au cours de laquelle chaque musicien a essayé de tirer son épingle du jeu. Et si le résultat peut s’avérer très bon, il peut aussi se révéler sans grand intérêt, surtout lorsqu’il s’agit de morceaux plus que revisités...

Et finalement, la meilleure plage entame l’opus. Il s’agit du "Downtown" de Tom Waits, une composition qui figurait sur son elpee "Rain dogs", gravé en 1985. Le climat est cool. Tout est bien en place ; que ces soit les différentes voix, les cordes et l’orgue de Jorgensen. On épinglera également l’excellente cover du "Fire down below" de Bob Seger, un rock bluesy caractérisé par des riffs ‘stoniens’ ; et au cours duquel la voix de Bervely s’intègre à celles des partenaires masculins. Ray Charles avait décroché un hit en 1966 pour "I don’t need no doctor". Mais la nouvelle version est loin d’être incontournable. A contrario de celle exécutée par Humble Pie sur leur double elpee "Performance Rockin’ the Fillmore", en 1971. Remontant à 1969, "One good woman" constitue certainement un des meilleurs blues écrit et chanté par Janis Joplin. A l’époque, elle était soutenue par le Kozmik Blues Band qui succédait au Big Brother & the Holding Company. Malgré toute sa bonne volonté, BJ Scott ne parvient cependant pas à faire oublier Janis. L’adaptation en shuffle du "Tell me" d’Howlin’ Wolf est particulièrement rythmée et tient parfaitement la route. Paul Personne se montre à son avantage sur cette plage que le Chicken Shack de Stan Webb traitait déjà de cette manière, dès la fin des sixties ! Datant de 1975, "Evil Gal blues" est un blues nightclubbien interprété, à l’origine, par Dinah Washington et plus tard, par Aretha Franklin. Soutenu par des interventions de grattes parcimonieuses, BJ Scott s’en tire plutôt bien. Le reste ressemble surtout à des jams. Si en matière d’impro les musicos démontrent qu’ils ont des planches, il faut reconnaître que sur ce disque, on reste sur sa faim…

 





 
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