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Live Big bad and beautiful

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 21 novembre 2015
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Popa Chubby
Blues/Roots
Dixiefrog / Hans Broere Promotion

Popa Chubby, alias Ted Horowitz, est âgé de 55 balais. Issu du Bronx, à New York, ce chanteur/guitariste à la mine patibulaire et couvert de tatouages colorés est considéré comme un artiste marginal. Quoique bluesman urbain, il faut reconnaître qu’il est particulièrement ouvert aux autres styles musicaux. Dont le rock, le funk et –de manière plus subtile– la pop. Il avoue pour maître, Jimi Hendrix. Ses débuts, il les a accomplis sur la scène punk de New York City. Sa carrière discographique s'étale sur une période de 25 ans. Son premier elpee, "It's Chubby time", remonte à 1991. S’il fait autorité dans la Big Apple, il faut reconnaître que c’est dans l’Hexagone qu’il a rencontré le plus de succès. Il a donc décidé d’y immortaliser ses prestations ‘live’, accordées en mars dernier, au sein de quatre endroits différents. Soit au Rockstore de Montpellier, au Bikini de Toulouse, aux Bourdaines de Seignosse et au Rocher de Palmer de Bordeaux. Il en résulte un double cd découpé en 27 pistes, qui s’étalent sur un plus de deux heures et demie. Pour la circonstance, il était épaulé par son backing group. En l’occurrence le chanteur/claviériste Dave Keyes, ainsi que les frères Beccaro, Francesco à la basse et Andrea à la batterie. Popa a une plume féconde ; aussi il signe la plupart des compositions.

Il chante d’une voix autoritaire "Working class blues". Imprimé sur un rythme bien soutenu, le titre constitue une ouverture idéale pour un concert de l'artiste. Qui idéalise toujours autant le funk. A l’instar de "Stoop down baby", plage au cours de laquelle la guitare sort de sa réserve. Keyes tire son épingle du jeu sur le boogie "One leg at a time". Tout au long de "69 dollars", Chubby démontre qu’il est à la fois un gratteur créatif, passionné et maître de son sujet. Deux reprises issue de la plume de Don Nix (NDR : il est issu de Memphis) : "Same old blues" et "Palace of the King". Il excelle à slide tout au long de la cover de Robert Johnson, "Love in vain". Il rend aussi hommage aux Rolling Stones, en adaptant successivement "Brown sugar" et "Wild horses". Composé par Johnny Guitar Watson, en 1961, "I was looking back" est curieusement attribué à Delaney Bramlett et Tony Joe White… Contrairement à la légende, Popa n’est pas un personnage imbuvable. Sur certains titres, ses interventions sont empreintes d’une grande sensibilité. A l’instar de "Life is a beatdown", qu’il déclame en rap ou encore le vigoureux "Daddy played the guitar and Mama was a disco queen". Puissante, chargée de feeling, sa voix est taillée pour chanter le blues. "Signed with heartache", "Rock on Blues Man" et "People's blues" en sont de belles illustrations. Sur la première plaque, en fin de parcours, il nous réserve un medley surf combinant le " Chubbfatha Medley" de Nina Rota et le "Miserlou" de Dick Dale. Un opus qui s’achève par une version de "Somewhere over the rainbow", une chanson qu’interprétait Judy Garland à la fin des années 30.

 





 
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