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Live ! In California

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 16 octobre 2016
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Radio Moscow
Pop/Rock
Alive Natural Sound / Robbie Klanderman Promotions

Radio Moscow est une formation issue de l’Iowa qui compte déjà une dizaine d’années d’existence. Elle pratique une forme de psyché/blues. A sa tête, un remarquable gratteur, Parker Griggs. Il se sert d’une Fender Stratocaster et voue tout naturellement un culte à Jimi Hendrix. Mais si ses interventions sont expérimentales, il n’hésite pas à asséner des riffs écrasants, réminiscents de Black Sabbath. Et ce cocktail semble avoir charmé les oreilles de Dan Auerbach (Black Keys), puisqu’il a mis en boîte le premier elpee du band. Eponyme, il est paru en 2006. Le combo va alors embrayer par "Brain Cycles", en 2009, "The Great Escape of Leslie Magnafuzz", en 2011, et enfin "Magical Dirt", en 2014 ; ces trois disques sur le label Alive. Depuis, le band s’est installé du côté de San Diego ; et il nous propose son premier essai en ‘live’. Baptisé "Live in California", il a été immortalisé au Satellite de Los Angeles, en décembre 2015. Parker Griggs s’y appuie sur sa solide section rythmique constituée du bassiste Anthony Meier et du drummer Paul Marrone. L’essentiel du tracklisting est issu de deux long playings de référence, "Brain Cycles" et "Magical dirt".

Dès les premiers accords dispensés sur "I just don’t know", le fantôme de Jimi Hendrix rôde. Mais si la voix a davantage de pêche, ses interventions à la gratte sont aussi déjantées qu’impressionnantes. Il les maîtrise, même lorsqu’elles sont truffées d’effets larsen. "Death of a queen" reproduit la même formule. Indolent, "Broke down" véhicule des accents bluesy. Amorcée par des riffs lourds ‘Sabbathiques’, elle glisse progressivement dans une jam aux relents psychédéliques. "I don’t need nobody" appuie sur l’accélérateur ; il s’agit de la seule plage issue de "The great escape of Leslie Magnafuzz". La section rythmique, et tout particulièrement la ligne de basse, balise les digressions dont s’autorise le soliste dans un climat fiévreux. "250 miles" marque une pause. Mais dès l’instrumental "Brain cycles", l’aventure ressemble à une fureur de vivre ! "Before it burns" nous entraîne dans un univers ravagé par le psychédélisme. Délirant ! Les cordes subissent les derniers outrages et cherchent désespérément "The escape", une piste qui aurait pu figurer au répertoire des Groundhogs, un groupe insulaire qui s’était illustré lors du post blues boom. "City lights" adopte un format davantage delta blues. A cause de la slide. Et puis des interventions vocales caverneuses, tellement proches de celles de Tony McPhee. Une voix très mâle qui s’impose sur "Change of fate", un titre dont l’orgie sonore évoque l’incontournable Blue Cheer. Blues primaire, âpre, "Deep blue sea" (NDR : un extrait de "Radio Moscow") rappelle carrément le "Red house" du maître Hendrix. Et notre gratteur s’autorise un dernier délire, à travers "No good woman", un blues qui s’enfonce profondément dans un trip hallucinogène. L’opus recèle encore trois titres issus de "Magical dirt" ; trois morceaux qui s’inscrivent parfaitement dans l’esprit de ce concert particulièrement énergique, dynamique et quand même un peu fêlé… 

 





 
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