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Fistful of Gumption

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 27 janvier 2017
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Randy McAllister & The Scrappiest Band in the Motherland
Blues/Roots
Reaction / Frank Roszak Promotions

Randy McAllister est issu de Novice, non loin d'Abilene, au Texas. C’est son père qui l’éveille à la pratique de la batterie. Et au cours de son service militaire, Earring George Mayweather (NDR : harmoniciste notoire, il est décédé en 1995) devient son instructeur, mais sur l’instrument. Au Texas, il établit d’excellentes relations avec les guitaristes Mike Morgan (Crawl), Robin Sylar et Andrew Jr Boy Jones. Ce dernier favorise sa signature chez le label anglais JSP. Randy y grave trois elpees, au cours de la fin du dernier siècle. Avant de passer successivement sur Severn et Reaction. Randy drive aujourd’hui son propre groupe. Baptisé The Scrappiest Band in The Motherland, il réunit de jeunes musiciens ; en l’occurrence le guitariste Rob Dewan, le bassiste Matt Higgins et la violoniste Maya Van Nuys. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au studio Audio Dallas. McAllister a composé neuf des dix plages. Il se concentre essentiellement sur le chant. Il siège derrière ses fûts pour cinq plages et ne souffle dans son harmo qu’à trois reprises.

Morceau très rythmique, "C’mon brothers and sisters" ouvre la plaque, une piste originale caractérisée par des arrangements vocaux particulièrement riches, impliquant les répliques d’Andrea Wallace. Maya prend rapidement les commandes. Son violon et les drums déclenchent les différents changements de rythme. Ce qui n’empêche pas Rob Dewan de s’autoriser une bonne sortie sur ses cordes. Ballade, "Time for the sun to rise" est un blues issu de la plume d’Earl King (NDR : considéré comme l'un des plus importants musiciens de rhythm and blues de la Nouvelle-Orléans, ce chanteur/compositeur/guitariste est décédé en 2003). Soulignée par les interventions, à la fois pures et belles, de Miss Van Nuys à l’archet, relayée par Rob qui signe un envol classieux, la nouvelle version ne manque pas de charme. Folk roots dansant, "Ride to get right" semble émerger des bayous. Randy est préposé au frottoir et les deux solistes s’avèrent bien affûtés sur leur instrument, tout au long de ce titre qui rend hommage à Otis Redding et Earl King. Carson Wagner double orgue et piano sur "Roll with the flow", un shuffle bien rythmé. Un tempo maintenu sur "My stride", un morceau au cours duquel Mc Allister souffle dans son harmonica en puissance mais singulièrement, alors que Rob Dewan est intenable sur sa slide largement amplifiée. Et ce tempo et toujours aussi soutenu pour "Background singer", un morceau tapissé par l’orgue de Carson. Randy et Andrea Wallace y conjuguent leurs vocaux sous un format gospel. "The oppressor" s’ébroue à la manière d’un R&B lent ; une piste qui s’enrichit au fil de la participation des différents instrumentistes. Mais si une forme de douceur baigne la finale, c’est pour laisser décoller la gratte de Mr Dewan, dont les interventions atteignent les sommets, que rejoint très vite le violon, devenu intarissable, de Maya. L’harmonica opère son retour sur "Leave a few wrong notes". De blues, le titre glisse alors vers le jazz, un style entretenu par le piano, l’orgue et la guitare. "Band with the beautiful bus" campe un shuffle texan classieux. Dans le style du sixcordiste Mike Morgan (NDR : il est issu de Dallas), flanqué de son Crawl. Et les gratteurs tirent une nouvelle fois leur épingle du jeu sur "East Texas scrapper", un r&b qui clôt cet opus… 

 





 
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