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Born To Boogie

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 30 décembre 2014
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Romano Nervoso
Pop/Rock
Mottow Soundz (Promo : Urban Invaders)

Fondé en 2008, Romano Nervoso nous vient de région de La Louvière. Paillettes colorées autour des yeux et veste à plumes, Giacomo Panarisi en est le leader. Le chanteur également, même s’il possède une formation de drummer. Un personnage qui est tombé, tout jeune, dans la marmite au glam rock. Ce Loup a les dents longues et a déjà écumé toutes les bonnes scènes de Belgique. Il ne renie pas ses origines italiennes et en est même fier. Le combo est même considéré comme le fer de lance du spaghetti/rock. Giac avait accordé une interview à Musiczine, fin août 2014 (voir ici)

« Born To Boogie » constitue le second opus de Romano Nervoso. Il fait suite à « Italian Stallions », paru en 2011. Un disque qui recelait deux hits, « Mangia Spaghetti » et « Loose Control ».

La pochette du nouvel LP est à la fois sobre et accrocheuse. Sur fond blanc, on remarque la présence d’une boule à facettes, découpées en petits carrés gris et blancs. S’agit-il d’étoiles ou de cases pour une grille de mots croisés ?

Les vocaux sont assurés essentiellement dans la langue de Shakespeare et de Dante. Parfois, dans celle de Voltaire. Le mixing à été exécuté par Charles De Schuetter, une référence incontournable au pays du moules/frites.

« Vieni Dallo Zio » ouvre la plaque. Le son est puissant et nous plonge directement dans l’ambiance. Chanté en italien, ce brûlot métallique incandescent de 3’ entre littéralement en fusion. « Maria » est paru en single. Il s’agit d’une relecture du tube intemporel de Christophe, « Aline ». Tout au long de ce slow langoureux, empreint d’une tendresse, on ressent les racines transalpines de l’artiste. D’ailleurs Giacomo n’est pas né aux States. Il nous le rappelle à travers « Not Born In The USA », une compo contaminée par Iggy et ses Stooges…

Il nous parle de ses origines louviéroises, wallonnes, mais également latines, tout au long de « Straight Out Of Wallifornia feathuring Colonel (Party Harders) ». Encore une coulée continue de métal, qui nous vient de l'usine Boël.

Blues déchirant, « Psicotico Blues » baigne dans un Bayou, ‘un poco latino’. Les guitares sont incendiaires. Heureusement, les pompiers ne sont pas loin. En 2’30, « The Story » nous entraîne dans un punk particulièrement nerveux, digne de The Hives. Tout comme « Rocking Machine », un uppercut rock/garage qui vous déchausse les dents, vous remue les tripes et vous incite à pogoter. Boogie, « The Man/The Woman » lorgne carrément vers les Stones. Une piste plus classique et paisible, « Under My Skin ». Du Romano pur jus. Musclé et légèrement psychédélique, « Pussycat » fait la part belle aux guitares. Et après le très speedé : « Superstar », Romano Nervoso nous assène une dernière claque dans les gencives, « In The Name Of The Lord ».

Pour un second essai, il faut reconnaître que Giacomo s’en tire haut la main. Il a du talent et de l’énergie à revendre. Et puis sa musique est bien dans l'air du temps, donc elle est tout à fait exportable… Bref, si vous aimez le punk, le rock'n'roll, le garage/rock, le glam, les 70’s et les 80’s, ainsi que la bonne humeur et la dérision, vous devriez y trouver votre bonheur. 

 





 
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