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Elemental

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 21 septembre 2016
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Ross Neilsen
Blues/Roots
Ross Neilsen / Sarah French Publicity

Agé de 41 ans, Ross Neilsen est issu du New Brunswick, au Canada. Ce chanteur/guitariste affiche une solide discographie. En 2007, l’artiste avait tout quitté, son job, sa compagne et son domicile pour embrasser une vie de musicien. Au cours des dix dernières années, il n’a jamais cessé de tourner ; et puis, il a décroché de nombreuses nominations, dont celle de ‘meilleur artiste acoustique’ en 2016, dans le cadre des Maple Blues Awards. Fin 2015, à la limite du burn out, il décide de prendre une pause. Et commence à écrire des chansons qui traitent de son existence, de ses aventures, ses passions et ses frustrations. "Elemental" en est donc le résultat. Un LP qui réunit dix plages écrites ou coécrites par Ross, et une reprise. C’est son ami Steve Marriner qui s’est chargé de la production. En outre, lors des sessions ce dernier s’est servi de toute une panoplie d’instruments : depuis l’harmonica aux guitares, en passant par les claviers, les percussions et le vibraphone. Cet artiste est également le leader d’un des meilleurs groupes canadiens, Monkey Junk. Pas étonnant que Darcy Yates et Matt Sobb (également impliqués chez Monkey Junk) se consacrent à la section rythmique. Enfin, Jim Bowskill assure la plupart des parties de guitare électrique (NDR : âgé de 25 printemps, ce jeune Canadien milite chez Sheep Dogs). 

Le titre maître entame les hostilités. Excellent, il privilégie les voix : celle de Neilsen est épaulée par les autre musicos. Et finalement, les percussions de Sobb y assurent l’essentiel de la partie musicale. "Black coffee" est un blues imprimé sur un mid tempo. Amplifiée la guitare de Ross sonne comme celle de Billy Gibbons (ZZ Top). Marriner double à l’harmonica et à la batterie. Bowskill se réserve la mandoline. La basse de Yates est bien mise en avant tout au long de "Woman’s name", une compo indolente au cours de laquelle les guitares entretiennent une atmosphère menaçante : Marriner à la baritone et Bowskill à la slide. Et les harmonies vocales sont lumineuses. Excellent country/rock, "Devil made you" mêle cordes acoustiques et électriques, tant de Ross que de Bowskill à la slide. Ballade étrange, "Ash fault" exhale un parfum oriental. Jimmy Bowskill est passé au violon. Ses interventions sont versatiles, mais superbes. Marriner balise l’ensemble de sa baritone. Le Canadien Paul Reddick cosigne le tendre "City of regret", une ballade acoustique et atmosphérique. Country/folk, "Nobody gets lonely" est une piste entraînante ; mandoline, pedal steel et gratte s’intégrant parfaitement dans l’ensemble. Marriner siège derrière l’orgue pour "The race", une ballade soul R&B. Des cuivres et une voix féminine y apportent davantage d’amplitude. Encore une ballade : "The arrow". Subtilement funky, elle est parcourue par des interventions de piano électrique et se distingue par une remarquable sortie sur les cordes acoustiques de Neilsen, dans une attitude très JJ Cale! Willie P. Bennett (NDR : un chanteur folk canadien disparu) a composé "Ballad in low E". La version de Ross est excellente. Très roots, flemmarde, elle est soulignée par la slide de Jimmy et l’harmonica de Steve, alors que le chant est chargé de passion. Et de toute bonne facture, cet elpee s’achève par "Step into the light", une ballade country dépouillée, "Step into the light". Les voix sont à l’unisson et la pedal steel libère toute sa sensibilité.

 





 
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