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Don't look back

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 19 octobre 2015
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Royal Southern Brotherhood
Blues/Roots
Ruf / V2

Royal Southern Brotherhood est en quelque sorte un super-groupe créé en 2011 dans la Crescent City de la Nouvelle Orléans. Quatre ans plus tard, il publie déjà son 4ème elpee. Il fait suite à un éponyme et un live ("Songs from the Road") gravés en 2012 et "Heartsoulblood", paru en 2014. Au fil du temps le line up a subi quelques changements. Cyril Neville, assure toujours le chant. L'extraordinaire section rythmique, constituée du batteur Yonrico Scott et du bassiste, est toujours en place. Les deux guitaristes ont été remplacés. Mike Zito a quitté le navire en 2014. Il a depuis embrassé une carrière solo qu’il mène avec succès. Il a cédé le relais à Bart Walker, issu de Nashville. Récemment, Devon Allman a été remplacé par Tyrone Vaughan, le fils de Jimmie Vaughan et neveu de Stevie Ray. Les sessions de ce dernier elpee se sont déroulées au célèbre studio Fame, à Muscle Shoals, dans l'Alabama. Il a été produit par Tom Hambridge.

Coécrite par Cyril Neville et les deux nouveaux gratteurs, "I wanna be free" est une plage puissante qui déménage au sein d’un climat southern rock. Les trois musicos se partagent le chant. Une véritable propagande pour la musique de ce band issu de New Orleans. Une même puissance alimente "Reach my goal". La voix de Cyril est toujours aussi superbe. Les percussions de Yonrico crèvent l'écran alors que la gratte de Bart Walker est toujours aussi brûlante. Ivan Neville siège derrière l'orgue Hammond. Funkysante, la basse de Charlie amorce "Don't look back". Walker est passé au banjo. L'attaque percussive adopte même un profil reggae. Plus funk encore, mais contaminé par la soul, "Hit me once" est issu de la plume de Danny Dugan, le leader de Sons of Soul. Tapissé par les sonorités du Hammond et caractérisé par des accès de basse insatiables, "The Big Greasy" baigne dans le même climat. "Hard blues" en revient au rockin' blues ; un titre séduisant signé par le producteur Tom Hambridge. Les riffs des deux grattes sont puissants sur cette piste southern rock. Ballade atmosphérique, "Better half" sert d’intermède pour les frangins Cyril et Ivan Neville. "Penzi" est une compo coécrite par Charlie Wooton et Cyril. Exotique, elle véhicule des accents cubains. Bart se consacre à la mandoline, face au percus entraînantes de Yonrico et Cyril. Paisible, "It's time for love" concède des inflexions jazz et country. La voix de Mr Neville est lumineuse et les sixcordes sont hantées par l’Allman Brothers Band. "Bayou baby" macère au cœur des bayous louisianais. Un blues imprimé sur un tempo indolent dont s’évade un harmonica, alors que Bart dispense des tonalités métalliques à l’aide de sa slide. Tyrone chante son "Poor boy", un blues nerveux légèrement teinté de funk. A la fois technique et chargé de vécu, son envol sur les cordes est brillant. En outre, il n’hésite pas à se servir de ses pédales. Il est aussitôt relayé par un Walker bien inspiré. R&B dynamique et dansant, "They don't make 'em like you no more" est enrichi de cuivres parmi lesquels le saxophone de Jimmy Hall s’autorise un billet de sortie, alors que les sixcordes entrent en effervescence. Devon Allman participe à l’écriture de "Come hell or high water", une compo luxuriante dominée par le chant et dont la ligne mélodique est à la fois accrocheuse et participative. Cyril Neville et Anders Osborne cosignent "Anchor me", une finale acoustique… 

 





 
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