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The world moves on

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 27 juin 2016
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The Hitman Blues Band
Blues/Roots
Nerus / Frank Roszak Promotions

Russell ‘Hitman’ Alexander est chanteur, guitariste et compositeur. Il est issu de Brentwood, à deux pas de New York! C’est le fils de Ray Alexander, un vibraphoniste de jazz notoire. Il y a près de trente ans qu’il drive son Blues Band et "The world moves on" constitue son sixième album. Un disque qui fait suite à "Blooztown", paru en 2000, "Angel in the shadows", en 2003, "Live at Stonybrook University" en 2006, "Pale Rider" en 2009 et "Blues enough" en 2013. Ce véritable juke-box ambulant signe ses propres compos, mais propose également d’excellentes reprises. Il reconnaît pour maîtres, Buddy Guy, BB King, Elmore James, mais aussi les incontournables Winter, Hendrix, Vaughan et Page. Son backing group implique une section rythmique, des claviers et des cuivres.

Une slide bien métallique ouvre "Bad bad man", une plage classieuse qui nous entraîne déjà dans le delta. La voix de Mr Alexander est harmonieuse et excellente. La slide s’autorise déjà son premier envol, face à l'orgue de Kevin Bents ainsi que les saxophones de Mickey Vitale et Nick Clifford. Une entrée très prometteuse. En ‘live’, Russell adore dialoguer avec son public, et lui raconte aussi de petites anecdotes. Blues cool, "That's what it's like to be a man" y est certainement propice. La slide est constamment en éveil. Cuivres et ivoires enrichissent "Don't you tempt me", un rockin' r&b lancé au galop. Puissante, autoritaire, la voix me rappelle ici le Californien Tommy Castro. Superbe ! Caractérisée par les interventions de slide et tapissée par celles de l’orgue jazzyfiant de Kevin, "Movin' on" nous replonge dans le Delta, une piste dont le climat hypnotique lorgne vers Howlin' Wolf! Nonobstant quelques accès de funk léger, "Two minute warning" est une plage plus roots. Lorsqu'il élève le ton, la voix de Russell évoque John Fogerty. Souligné par les interventions d’orgue et de piano, "The world moves on" est un r&b lent, au cours duquel Mickey Vitale se réserve un envol brillant sur son ténor. Chicago blues, "Hammer down" est imprimé sur un tempo enlevé. Déterminée, la voix emporte tout sur son passage. Et lorsque la guitare s’emballe, c’est le même topo : plus rien ne peut la retenir. L'harmonica de Neil Alexander enflamme "Two trains running", un boogie particulièrement rythmé qui consent de multiples sorties instrumentales : de la guitare, du piano, du saxophone ténor et même de la basse. "Catch 22 Blues" est un blues atmosphérique, jazzyfiant, swinguant, infiltré par des interventions de vibraphone, sans doute exécutées par Daddy Ray Alexander. Et le fiston chante impeccablement la ballade "Angel in the shadows". "Jenny Goodbye" est un boogie rock qui fait mouche, un titre dansant au cours duquel Michael Snyder signe un extraordinaire solo de saxophone baryton. Blues lent, "I'm all about you" s’ouvre en mode piano/voix, avant que les autres musicos ne prennent le relais. "The world moves on" constitue le meilleur opus gravé par le Hitman Blues Band à ce jour, et il s’achève par une version accélérée du classique de Muddy Waters, "Hoochie Coochie Man", une jam qui devrait ravir les aficionados, en concert.

 





 
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